Le Kiss a Ginger Day est une initiative lancée en 2009 par le Canadien Derek Forgie pour répondre positivement à une campagne en ligne incitant à donner des coups aux personnes rousses. Observé le 12 janvier, il propose de remplacer l'hostilité par l'affection et le respect. Son nom est symbolique : embrasser quelqu'un suppose toujours son consentement. Cette date ne doit pas être confondue avec la célébration des roux du 26 mai.
À quelle campagne Derek Forgie a-t-il répondu en 2009 ?
Le Kiss a Ginger Day est né en réaction au « Kick a Ginger Day », littéralement une « journée pour donner un coup à un roux ». Ce mot d'ordre avait circulé en ligne après la diffusion d'un épisode de la série satirique South Park consacré aux « ginger kids », expression anglophone visant les enfants roux.
La fiction tournait en dérision les mécanismes de discrimination, mais son contenu a été détourné en dehors de son contexte. Une campagne relayée sur les réseaux sociaux a présenté l'agression de personnes rousses comme un défi ou une plaisanterie collective. Des élèves ont alors été pris pour cibles dans des établissements scolaires, montrant qu'un slogan prétendument humoristique pouvait entraîner des actes réels.
Derek Forgie, artiste et animateur canadien, a créé en 2009 une initiative au message inverse. Au lieu de répondre par une nouvelle attaque, il a remplacé le verbe anglais kick, « donner un coup », par kiss, « embrasser ». Cette substitution simple est au cœur du projet : reprendre la forme d'un mot d'ordre hostile pour lui donner une portée bienveillante.
Pourquoi le nom « Kiss a Ginger Day » est-il positif ?
Le nom exprime d'abord un renversement symbolique. La personne rousse n'est plus désignée comme une cible que l'on pourrait maltraiter, mais comme une personne à laquelle témoigner de l'affection, de l'amitié ou du soutien. Le contraste entre kick et kiss rend la réponse immédiatement compréhensible dans le monde anglophone.
Le terme ginger mérite toutefois d'être employé avec discernement. Courant en anglais pour parler d'une personne rousse, il peut être affectueux, neutre ou moqueur selon le contexte, le ton et la relation entre les personnes. Une auto-identification ou un usage amical accepté ne produit pas le même effet qu'un surnom imposé.
Une invitation à la bienveillance, pas une consigne littérale
« Kiss » ne signifie pas que chaque personne rousse devrait recevoir un baiser ce jour-là. L'expression peut désigner plus largement un geste positif : remercier un proche, adresser un compliment sincère, partager le récit de l'initiative ou s'opposer à une plaisanterie humiliante. La valeur du message vient du respect manifesté, non du contact physique.
Le consentement reste indispensable
Une campagne conçue contre l'agression perdrait son sens si elle servait à justifier un contact non souhaité. La couleur des cheveux, la date ou le ton festif ne donnent aucun droit sur le corps d'autrui. Un baiser, une étreinte, une photographie ou le toucher des cheveux nécessitent l'accord de la personne concernée.
Pour participer sans créer de malaise, quelques repères simples suffisent :
- Demander clairement avant tout baiser, câlin ou autre contact physique.
- Accepter immédiatement un refus, sans insister, plaisanter ni demander de justification.
- Ne pas toucher les cheveux d'une personne sous prétexte que leur couleur attire l'attention.
- Éviter les surnoms imposés, même s'ils semblent affectueux à celui qui les emploie.
- Demander l'autorisation avant une photo et avant sa publication en ligne.
- Privilégier un message ou un compliment lorsqu'on ignore si un geste affectueux serait bienvenu.
- Respecter la relation existante : un geste acceptable entre proches ne l'est pas nécessairement entre inconnus.
Le consentement doit être libre, explicite et révocable. Une personne peut accepter une photo mais refuser un contact, ou changer d'avis à tout moment. Respecter cette limite concrétise précisément le passage de l'hostilité à la considération.
Quelle différence avec la célébration du 26 mai ?
Le Kiss a Ginger Day et la Journée mondiale des roux sont parfois rapprochés parce qu'ils valorisent tous deux les personnes rousses, mais ils n'ont ni la même date ni exactement la même fonction.
Le Kiss a Ginger Day est associé au 12 janvier. Son origine est directement liée à la réponse formulée par Derek Forgie en 2009 face au « Kick a Ginger Day ». Son identité repose donc sur le détournement d'un slogan agressif et sur la promotion d'un comportement opposé.
La célébration du 26 mai constitue un repère distinct, plus général, consacré à la visibilité et à la valorisation des personnes rousses. Elle ne correspond pas à l'anniversaire de la campagne de Derek Forgie et ne doit pas être rebaptisée « Kiss a Ginger Day ».
Pour éviter la confusion, il suffit de retenir deux associations : le 12 janvier renvoie à une réponse positive à une campagne hostile ; le 26 mai désigne une célébration plus large des personnes rousses. Dans les deux cas, valoriser ne signifie ni réduire quelqu'un à son apparence ni rendre obligatoire une forme particulière d'attention.
Questions fréquentes
Le Kiss a Ginger Day a-t-il lieu le 12 janvier ou le 26 mai ?
Le Kiss a Ginger Day est associé au 12 janvier. Le 26 mai correspond à une autre célébration consacrée aux personnes rousses. Les deux dates peuvent porter des messages positifs, mais leurs origines et leur portée ne sont pas identiques.
Qui est à l'origine du Kiss a Ginger Day ?
L'initiative est attribuée à Derek Forgie, artiste et animateur canadien. Il l'a lancée en 2009 comme réponse bienveillante au « Kick a Ginger Day », une campagne en ligne qui encourageait des comportements agressifs envers les personnes rousses.
Faut-il réellement embrasser une personne rousse ce jour-là ?
Non. Le nom fonctionne avant tout comme un renversement symbolique d'un slogan hostile. Un baiser ou tout autre contact n'est approprié qu'avec un accord libre et clair. Un message amical ou un compliment respectueux suffit pleinement.
Le mot anglais « ginger » est-il insultant ?
Le terme peut être neutre, familier, affectueux ou péjoratif selon le contexte, le ton et les préférences de la personne désignée. Mieux vaut éviter de l'imposer comme surnom et employer le vocabulaire que la personne utilise pour elle-même.
Comment évoquer cette journée sans réduire quelqu'un à ses cheveux ?
Il est préférable d'expliquer son origine, de mettre en avant le respect et de laisser les personnes concernées choisir leur participation. Évitez les surnoms, les demandes de photos insistantes, les contacts non sollicités et les compliments fondés sur des clichés.