Vartan désigne une personne, Vartan Mamikonian, tandis que Vardanank nomme collectivement Vardan et ses compagnons. Vartanants ou Vardanants correspond à une forme signifiant littéralement « des Vardanank » et passée dans le nom de leur fête. En français, « Fête des Saints Vartanants » est donc une appellation claire et courante ; les variantes avec d relèvent surtout d'autres prononciations ou translittérations de l'arménien.
Pourquoi écrit-on Vartan ou Vardan ?
Le nom arménien Վարդան peut être rendu en alphabet latin par Vardan ou Vartan. Cette différence ne signale ni deux personnages ni deux traditions concurrentes. Elle vient principalement de la manière dont la consonne arménienne est prononcée et transcrite.
Vardan est fréquent dans les usages liés à l'arménien oriental et dans certaines translittérations savantes ou internationales. Vartan est particulièrement répandu dans les milieux de langue arménienne occidentale ainsi que dans l'usage francophone. Les noms de personnes installés depuis longtemps dans une langue suivent souvent les habitudes de cette langue plutôt qu'un système unique de translittération.
Les deux graphies sont donc légitimes. Dans un texte en français, il est surtout utile de rester cohérent : si le personnage est présenté comme Vartan Mamikonian, la forme Vartanants s'intègre naturellement. Pour identifier précisément l'homme derrière le prénom, le dossier consacré à Vartan Mamikonian, chef et saint arménien apporte le complément historique nécessaire.
Que signifie la forme collective Vardanank ?
Vardanank, également écrit Vartanank, correspond à l'arménien Վարդանանք. Le nom propre Vardan y reçoit une terminaison collective. Cette construction ne consiste pas seulement à mettre le prénom au pluriel : elle désigne Vardan et ceux qui lui sont associés, autrement dit le groupe réuni autour de lui.
Dans le contexte commémoratif, le terme englobe Vartan Mamikonian et ses compagnons honorés ensemble. Il permet ainsi d'éviter une confusion fréquente : la fête ne porte pas uniquement sur un homme isolé. Le chef donne son nom au groupe, mais la forme collective inclut les autres martyrs.
Une construction comparable à « Vartan et les siens »
En français, il n'existe pas de terminaison directement équivalente. Selon le contexte, on peut expliciter Vardanank par « Vartan et ses compagnons », « le groupe de Vartan » ou « les compagnons de Vartan ». Aucune de ces expressions ne reproduit parfaitement la morphologie arménienne, mais elles en rendent le sens collectif.
Employer « les Vartanank » est possible dans un texte explicatif, à condition de préciser une première fois ce que le mot recouvre. Il vaut mieux ne pas traduire cette forme par « les Vartans », qui laisserait croire que tous les membres du groupe portent le même prénom.
Comment passe-t-on de Vardanank à Vardanants ?
Vardanants, en arménien Վարդանանց, est une forme fléchie liée au collectif Vardanank. Elle porte une valeur génitive : elle signifie approximativement « des Vardanank », donc « de Vardan et de ses compagnons ». Cette forme s'est fixée dans l'appellation ecclésiale de la commémoration, où il est question de la fête ou de la mémoire des saints Vardanank.
Lorsqu'elle est reprise telle quelle en français, la terminaison peut sembler être un pluriel ordinaire. Elle ne fonctionne pourtant pas comme le simple ajout d'un s français. Le groupe consonantique final transcrit une terminaison arménienne. C'est pourquoi « Vartanants » peut désigner, selon la phrase, les saints honorés collectivement ou, par raccourci, leur fête.
La formulation Fête des Saints Vartanants associe donc un pluriel français, « Saints », à un nom arménien transmis sous sa forme traditionnelle. Il serait redondant et peu naturel d'essayer de franciser davantage ce dernier.
Quelle forme employer selon le contexte ?
Le meilleur choix dépend moins d'une graphie absolument correcte que de ce que l'on veut nommer. Les usages suivants permettent de lever l'ambiguïté :
- Vartan Mamikonian : pour parler uniquement de la personne dans un contexte francophone ou arménien occidental.
- Vardan Mamikonian : variante adaptée à l'arménien oriental ou à une source qui emploie cette transcription.
- Vardanank ou Vartanank : pour expliquer le collectif formé par le chef et ses compagnons.
- les saints Vartanants : pour désigner collectivement les martyrs dans un texte français consacré à leur mémoire.
- la Fête des Saints Vartanants : pour nommer explicitement la célébration.
- Vartanants seul : raccourci acceptable lorsque le contexte indique clairement qu'il s'agit de la fête ou du groupe.
Dans une traduction, un programme ou une publication bilingue, il est préférable de conserver la forme choisie par la communauté ou l'institution concernée. On peut signaler l'autre variante lors de la première occurrence : « Vartanants, également transcrit Vardanants ». Il n'est ensuite pas nécessaire d'alterner les graphies.
La présence de formes telles que Vardanank, Vartanank, Vardanants ou Vartanants ne traduit donc pas un désaccord sur l'identité du groupe. Elle résulte de trois facteurs distincts : la variante de prononciation arménienne, le système de transcription en alphabet latin et la fonction grammaticale du mot arménien d'origine.
Questions fréquentes
Faut-il corriger Vardanants en Vartanants dans un texte français ?
Non. Les deux graphies sont recevables et renvoient au même nom arménien. Vartanants est particulièrement naturel dans un contexte francophone ou arménien occidental, tandis que Vardanants suit souvent la prononciation orientale. La cohérence au sein du texte importe davantage que l'élimination d'une variante.
Peut-on écrire simplement « les Vartans » pour parler des martyrs ?
Cette formulation est déconseillée, car elle suggère que plusieurs personnes portent le prénom Vartan. Le collectif arménien désigne Vartan et ses compagnons. En français, « les saints Vartanants » ou « Vartan et ses compagnons » rend le sens plus clairement.
Le mot Vartanants est-il singulier ou pluriel ?
Il provient d'une forme arménienne à valeur génitive associée à un nom collectif. En français, il est traité comme le nom d'un groupe de saints ou comme celui de leur fête. Le déterminant et le contexte permettent de savoir quel sens est visé.
Pourquoi rencontre-t-on parfois une apostrophe après Vardanank ?
Dans certaines translittérations savantes, une apostrophe ou un signe comparable peut noter une caractéristique de la consonne arménienne finale. Cette précision est utile en linguistique, mais elle n'est généralement pas nécessaire dans un texte français courant destiné à nommer le groupe ou la fête.
Quelle graphie choisir dans un document bilingue français-arménien ?
Il convient de suivre la variété d'arménien et les conventions de transcription utilisées dans le document. Une mention initiale des variantes peut aider le lecteur, puis une seule graphie devrait être conservée. Le nom arménien original peut également accompagner la forme latine pour lever toute ambiguïté.