Les saisons dans le calendrier

Dates et repères du cycle des saisons

Le calendrier des saisons rassemble les passages qui rythment l’année entre printemps, été, automne et hiver. Leurs dates dépendent toutefois de la convention retenue : saison astronomique, saison météorologique ou découpage propre à une région.

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Illustration du calendrier saison

Les repères essentiels

Quelques distinctions suffisent pour interpréter correctement une date de saison.

Deux hémisphères, des saisons inversées

Lorsqu’il fait astronomiquement été dans un hémisphère, l’autre connaît l’hiver.

Équinoxes et solstices

Ces instants astronomiques délimitent les quatre saisons astronomiques.

Des mois complets en météorologie

Les saisons météorologiques regroupent chacune trois mois civils consécutifs.

Le fuseau horaire compte

Un même phénomène astronomique peut être daté différemment selon le fuseau utilisé.

Astronomique ou météorologique ?

Les deux conventions répondent à des usages différents et ne doivent pas être confondues.

CritèreSaison astronomiqueSaison météorologique
Début Équinoxe ou solstice Premier jour d’un mois civil
Durée Variable selon les phénomènes astronomiques Trois mois complets
Dates Légèrement variables Fixes dans le calendrier
Usage principal Repérage astronomique et calendaire Observation et comparaison du climat

Qu’est-ce qu’une saison dans un calendrier ?

Une saison est une période de l’année associée à des conditions d’ensoleillement et, selon les régions, à des tendances climatiques récurrentes. Dans le calendrier courant de la France métropolitaine, le mot désigne généralement l’une des quatre saisons de l’hémisphère nord : printemps, été, automne et hiver. Cet ordre forme un cycle : après l’hiver revient le printemps, sans véritable début universel de « l’année saisonnière ».

Une date de saison ne doit pas être interprétée comme la promesse d’un changement météorologique immédiat. Elle marque la limite d’une période selon une convention précise. Température, pluie, enneigement, végétation ou durée ressentie du jour évoluent progressivement et diffèrent fortement d’un territoire à l’autre.

Trois manières de délimiter les saisons

Les saisons astronomiques

Les saisons astronomiques sont définies à partir des équinoxes et des solstices. Dans l’hémisphère nord, l’équinoxe de mars ouvre le printemps astronomique, le solstice de juin l’été, l’équinoxe de septembre l’automne et le solstice de décembre l’hiver. Dans l’hémisphère sud, les saisons correspondantes sont inversées : le solstice de juin y marque le début de l’hiver astronomique, par exemple.

Un équinoxe est l’instant où le Soleil franchit le plan de l’équateur terrestre. Un solstice correspond à l’un des deux moments où sa déclinaison apparente atteint un maximum vers le nord ou vers le sud. Ces phénomènes sont des instants astronomiques calculés, et non des journées entières. Leur date civile peut varier légèrement selon l’année et le fuseau horaire utilisé.

Les saisons météorologiques

Les saisons météorologiques regroupent des mois civils complets afin de faciliter les observations et les comparaisons climatiques. Dans l’hémisphère nord, le printemps météorologique couvre mars, avril et mai ; l’été, juin, juillet et août ; l’automne, septembre, octobre et novembre ; l’hiver, décembre, janvier et février. Cette convention fournit des périodes fixes, de durée simple à comparer.

Ainsi, deux réponses différentes à la question « Quand commence le printemps ? » peuvent être exactes. Le début météorologique est fixé au premier jour de mars dans l’hémisphère nord, tandis que le début astronomique dépend de l’équinoxe de mars. Il faut donc toujours préciser le référentiel.

Les saisons climatiques, écologiques ou culturelles

Le découpage en quatre périodes n’exprime pas toute la diversité du monde. Sous certains climats tropicaux, l’alternance entre saison sèche et saison des pluies est souvent plus pertinente. Ailleurs, les activités agricoles, les moussons, les crues, la neige ou les migrations animales structurent des périodes locales. Les calendriers traditionnels peuvent également multiplier les subdivisions ou placer les transitions saisonnières à d’autres repères.

Le mot saison possède enfin un sens pratique : saison touristique, sportive, culturelle, commerciale ou de récolte. Ces périodes sont définies par une activité et non directement par un équinoxe. Elles peuvent varier selon les organisateurs, les territoires et les conditions observées.

Pourquoi les dates astronomiques ne sont-elles pas parfaitement fixes ?

L’année civile et le cycle orbital de la Terre ne coïncident pas exactement. Le calendrier grégorien compense en partie cet écart grâce aux années bissextiles. Les instants des équinoxes et des solstices se déplacent donc légèrement dans le calendrier civil d’une année à l’autre. Le fuseau horaire intervient aussi : un même instant peut appartenir à deux dates civiles différentes selon le lieu depuis lequel il est exprimé.

La succession des saisons vient principalement de l’inclinaison de l’axe terrestre par rapport au plan de l’orbite. Au fil de la révolution de la Terre autour du Soleil, chaque hémisphère reçoit alternativement un éclairement plus direct et connaît des jours plus longs, puis la situation s’inverse. La distance entre la Terre et le Soleil n’est donc pas l’explication principale de l’été et de l’hiver.

Comment parcourir un calendrier saisonnier ?

Commencez par identifier le territoire concerné et le type de saison recherché. Pour un agenda civil ou culturel en France métropolitaine, les dates astronomiques servent souvent de repères symboliques. Pour analyser des températures moyennes ou comparer des relevés climatiques, les périodes météorologiques sont généralement plus adaptées. Pour préparer un voyage, une culture ou une activité de plein air, il faut compléter le calendrier par des informations locales.

Une occurrence datée indique le passage conventionnel vers une nouvelle saison ; elle ne résume pas les conditions des semaines suivantes. Les pages consacrées à chaque saison permettent d’isoler le repère recherché, tandis que le calendrier dynamique conserve la vue chronologique des changements à venir.

Lire une date de saison sans se tromper

Une vérification en quatre étapes évite les confusions les plus fréquentes.

  1. Identifier le référentiel

    Déterminez si la date est astronomique, météorologique ou liée à une pratique locale.

  2. Vérifier l’hémisphère

    Le nom de la saison dépend de la moitié du globe considérée.

  3. Contrôler le fuseau

    Pour un équinoxe ou un solstice, repérez l’heure de référence et sa conversion locale.

  4. Distinguer date et météo

    Ne déduisez pas les conditions d’une journée du seul changement inscrit au calendrier.

Le point de vigilance

Le premier jour d’une saison est une limite conventionnelle : il ne provoque ni changement brutal de température ni modification instantanée du paysage.

Un découpage utile, mais ni unique ni universel

La représentation de l’année en quatre saisons est familière dans les zones tempérées, mais elle ne constitue pas une division naturelle applicable partout de la même façon. Les sociétés ont nommé et organisé les périodes annuelles selon leur climat, leurs cultures et leurs activités. Certains anciens découpages distinguaient seulement une période chaude et une période froide ; d’autres accordaient une place centrale aux semailles, aux récoltes, aux pluies ou aux crues.

Les saisons ont aussi acquis une forte portée culturelle. Le printemps évoque fréquemment le renouveau, l’été l’abondance ou les activités extérieures, l’automne les récoltes et le déclin de la lumière, l’hiver le repos ou le repli. Ces associations nourrissent fêtes, arts, usages commerciaux et habitudes sociales, mais elles ne valent pas uniformément dans toutes les cultures ni sous toutes les latitudes.

Vérifier correctement une date de saison

Pour contrôler une date astronomique, il faut rechercher l’instant exact de l’équinoxe ou du solstice, puis vérifier le fuseau horaire dans lequel il est présenté. Une source peut donner le temps universel tandis qu’un agenda local emploie l’heure légale du pays. La conversion peut modifier l’heure et, près de minuit, la date civile.

Pour une saison météorologique, la vérification est plus directe : il s’agit de périodes constituées de mois complets. Il reste néanmoins indispensable de contrôler l’hémisphère. Lorsqu’une publication annonce l’été sans préciser de zone géographique, son information est incomplète à l’échelle mondiale.

Les saisons des pluies, périodes d’enneigement ou fenêtres agricoles exigent une autre méthode. Elles ne devraient pas être déduites mécaniquement du calendrier astronomique. Les services météorologiques, organismes territoriaux et acteurs spécialisés peuvent préciser les normales climatiques, les variations locales et les éventuelles règles propres à une activité. Une normale décrit une tendance statistique ; elle ne garantit jamais les conditions d’un jour donné.

Choisir le bon repère selon son besoin

  • Agenda personnel : utiliser les changements astronomiques lorsqu’ils sont ceux indiqués par le calendrier consulté.
  • Étude du climat : privilégier les saisons météorologiques, conçues pour comparer des mois entiers.
  • Voyage ou activité extérieure : croiser la période calendaire avec le climat local, l’altitude et les prévisions rapprochées.
  • Communication éditoriale : nommer explicitement le référentiel et éviter de présenter une date comme un basculement instantané de la météo.

Le calendrier des saisons est donc un outil de repérage avant d’être une description du temps qu’il fera. Sa lecture devient fiable dès que trois informations sont précisées : la convention retenue, l’hémisphère concerné et le fuseau horaire lorsqu’un phénomène astronomique est daté à l’heure près.

Questions fréquentes

Quel est l’ordre des quatre saisons ?

Dans l’hémisphère nord, le cycle est généralement présenté ainsi : printemps, été, automne, hiver, puis retour au printemps. Il s’agit d’un cycle continu, si bien que le choix de la première saison dépend du contexte.

Quand commencent les saisons astronomiques ?

Elles commencent aux équinoxes de mars et de septembre ainsi qu’aux solstices de juin et de décembre. L’heure exacte varie selon l’année et la date civile peut dépendre du fuseau horaire.

Quelles sont les saisons météorologiques ?

Dans l’hémisphère nord, le printemps météorologique couvre mars à mai, l’été juin à août, l’automne septembre à novembre et l’hiver décembre à février. Dans l’hémisphère sud, les noms des saisons sont inversés.

Pourquoi trouve-t-on plusieurs dates pour une même saison ?

Les calendriers peuvent employer des conventions différentes. La saison météorologique débute au premier jour d’un mois, tandis que la saison astronomique commence à l’instant d’un équinoxe ou d’un solstice.

Les saisons sont-elles inversées dans l’hémisphère sud ?

Oui. Les deux hémisphères connaissent des saisons astronomiques opposées : lorsque l’hémisphère nord est orienté de façon à recevoir davantage d’ensoleillement, l’hémisphère sud en reçoit moins, et inversement.

Un changement de saison annonce-t-il un changement de météo ?

Non. La date marque une transition calendaire ou astronomique, pas un basculement météorologique immédiat. Les conditions réelles dépendent notamment de la latitude, de l’altitude, des circulations atmosphériques et du climat local.

Pourquoi les équinoxes et les solstices changent-ils parfois de date ?

Le cycle orbital de la Terre ne correspond pas exactement à un nombre entier de jours civils. Les années bissextiles corrigent une partie de cet écart, tandis que le fuseau horaire peut aussi faire varier la date affichée.

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