Dans l'hémisphère Nord, l'été astronomique commence au solstice de juin et finit à l'équinoxe de septembre. L'été météorologique couvre toujours juin, juillet et août, du 1er juin au 31 août. Il faut employer la définition astronomique pour parler des saisons liées aux équinoxes et aux solstices, et la définition météorologique pour comparer des températures, des précipitations ou des séries climatiques.
Deux calendriers conçus pour des objectifs différents
Les expressions « été astronomique » et « été météorologique » ne désignent pas deux interprétations concurrentes. Elles répondent à des besoins distincts. La présentation générale de l'été et de ses dates peut donc varier selon la convention retenue.
L'été astronomique suit les repères célestes
L'été astronomique est délimité par deux événements : le solstice de juin, qui marque son commencement dans l'hémisphère Nord, puis l'équinoxe de septembre, qui ouvre la saison suivante. Ses dates et ses heures ne sont pas strictement identiques chaque année. Elles sont établies à partir d'événements astronomiques précis, et non par découpage arbitraire des mois.
Cette définition convient lorsqu'il est question du calendrier des saisons, de la durée du jour ou de la date exacte d'un changement de saison. Le fonctionnement du premier de ces repères est détaillé dans l'explication du solstice d'été.
L'été météorologique suit les mois civils
L'été météorologique commence toujours le 1er juin et se termine le 31 août dans l'hémisphère Nord. Il rassemble ainsi trois mois complets et consécutifs. Le même principe place le printemps météorologique de mars à mai, l'automne météorologique de septembre à novembre et l'hiver météorologique de décembre à février.
Ce découpage fixe facilite le classement et la comparaison des observations. Une saison ne commence jamais au milieu d'une journée ni au cours d'un mois, ce qui simplifie les calculs fondés sur des relevés mensuels.
Pourquoi les statistiques utilisent-elles les saisons météorologiques ?
La climatologie étudie notamment des températures, des précipitations, des vents ou des durées d'ensoleillement sur des périodes longues. Pour comparer proprement plusieurs étés, il faut conserver des intervalles identiques d'une année à l'autre. Les mois civils offrent ce cadre stable.
- Les limites sont fixes : chaque été météorologique commence et finit aux mêmes dates.
- Les mois restent entiers : il n'est pas nécessaire de fractionner juin ou septembre selon l'heure d'un événement astronomique.
- Les comparaisons sont homogènes : une moyenne saisonnière porte toujours sur juin, juillet et août.
- Le traitement des données est plus simple : les relevés mensuels peuvent être regroupés sans conversion particulière.
- Les bilans sont disponibles plus tôt : l'été météorologique est achevé dès la fin août.
Cette convention ne signifie pas que la chaleur commence obligatoirement le 1er juin ou cesse le 31 août. Une saison statistique est un cadre de mesure, pas une promesse sur le temps qu'il fera. Les données relatives à la qualité de l'atmosphère, évoquées lors de la Journée internationale de l'air pur pour des ciels bleus, peuvent elles aussi être organisées selon des périodes normalisées sans que celles-ci décrivent chaque journée individuellement.
Quelle date employer selon le contexte ?
Le bon calendrier est celui qui correspond à l'information annoncée, et non celui qui semble le plus intuitif.
- Pour annoncer le changement officiel de saison au sens astronomique : utilisez le moment du solstice. Sa date civile est généralement le 20 ou le 21 juin dans l'hémisphère Nord.
- Pour présenter un bilan de températures ou de précipitations : utilisez la période météorologique du 1er juin au 31 août.
- Pour comparer plusieurs années : précisez la convention, puis conservez exactement la même période dans toute la comparaison.
- Pour un calendrier scolaire, professionnel ou touristique : indiquez les dates réelles concernées. Le mot « été » peut alors désigner une période pratique qui ne correspond entièrement à aucune définition scientifique.
- Pour un événement nommé : respectez son calendrier propre. Les Jeux olympiques d'été, par exemple, portent un nom saisonnier mais leurs dates sont celles fixées pour chaque édition, pas celles de l'été astronomique ou météorologique.
- Dans une conversation courante : « en été » peut rester approximatif si aucune précision calendaire n'est nécessaire. En cas d'enjeu concret, donnez des dates de début et de fin.
Dates variables, dates fixes et durée des saisons
La différence la plus visible tient à la stabilité des limites. L'été météorologique dure toujours 92 jours : les 30 jours de juin, les 31 jours de juillet et les 31 jours d'août. Son début est fixé à minuit selon le calendrier civil utilisé.
L'été astronomique commence à un instant précis, lequel peut tomber à des heures différentes selon l'année et le fuseau horaire. Sa fin obéit à la même logique avec l'équinoxe de septembre. Il ne faut donc pas transformer une heure universelle en date locale sans tenir compte du fuseau concerné.
Cette variabilité n'empêche pas l'emploi d'une date dans un agenda. Elle impose seulement de vérifier le repère astronomique de l'année et du lieu concernés. A l'inverse, aucune vérification annuelle n'est nécessaire pour affirmer que l'été météorologique commence le 1er juin dans l'hémisphère Nord.
Les erreurs fréquentes dans les médias et la conversation
- Présenter le 1er juin comme le début astronomique de l'été : cette date correspond au calendrier météorologique.
- Affirmer que l'été commence toujours le 21 juin : la date civile du solstice peut varier, tout comme son heure locale.
- Comparer deux saisons définies différemment : un bilan de juin à août ne doit pas être confronté sans précaution à une période allant du solstice à l'équinoxe.
- Dire que l'été « officiel » commence à une date unique : il n'existe pas une convention universelle adaptée à tous les usages. Il faut nommer la définition employée.
- Confondre saison et météo observée : une journée fraîche en juillet reste située dans les deux étés, tandis qu'une journée chaude de septembre ne modifie pas les limites statistiques.
- Déduire les dates d'un événement de son intitulé : une manifestation estivale, comme la Fête nationale du 14 Juillet, possède sa propre date indépendamment du mode de découpage des saisons.
Une formulation rigoureuse tient souvent en quelques mots : « été météorologique, de juin à août », « été astronomique, du solstice à l'équinoxe » ou, pour une période pratique, les deux dates exactes. Cette précision suffit à lever la plupart des ambiguïtés.
Été météorologique vs été astronomique : quelle est la différence ?
Questions fréquentes
Le 1er juin est-il le début officiel de l'été ?
Le 1er juin est le début de l'été météorologique dans l'hémisphère Nord. Au sens astronomique, l'été commence au solstice de juin. Le terme « officiel » est donc trop vague si la convention n'est pas précisée.
Pourquoi l'été météorologique ne commence-t-il pas au solstice ?
Il est construit pour regrouper trois mois civils complets et faciliter les calculs statistiques. Commencer au solstice obligerait à fractionner juin et septembre, avec des limites susceptibles de varier selon l'année, l'heure et le fuseau.
Quelle définition faut-il utiliser pour parler d'une canicule estivale ?
Pour dater une canicule, il faut donner sa période réelle. Pour l'intégrer à un bilan saisonnier de températures, la convention météorologique de juin à août est généralement la plus adaptée. Une forte chaleur peut toutefois survenir hors de cet intervalle.
L'été astronomique et l'été météorologique ont-ils la même durée ?
Non. L'été météorologique dure toujours 92 jours dans l'hémisphère Nord. La durée de l'été astronomique dépend des instants précis du solstice de juin et de l'équinoxe de septembre et n'est donc pas définie par trois mois civils entiers.
Comment éviter une ambiguïté dans une publication ?
Il suffit de nommer la convention et d'indiquer la période : « été météorologique, du 1er juin au 31 août » ou « été astronomique, du solstice de juin à l'équinoxe de septembre ». Pour un événement ou une activité, mieux vaut fournir directement les dates concernées.
Peut-on employer simplement l'expression « cet été » ?
Oui dans une conversation sans enjeu de date précise. Pour une réservation, une statistique, une échéance ou une annonce, l'expression reste trop imprécise : il faut indiquer les dates ou préciser s'il s'agit de l'été astronomique ou météorologique.