Pour allumer une hanoukkia, on place une lumière le premier soir, puis une de plus chaque soir jusqu'à huit. Les lumières sont généralement installées de droite à gauche, mais allumées de gauche à droite, en commençant par la nouvelle. Le shamash, lumière auxiliaire placée à part, sert à les allumer. Les bénédictions sont récitées avant l'allumage, dans un emplacement visible et parfaitement sécurisé.
Préparer la hanoukkia et compter les lumières
Une hanoukkia comporte huit emplacements alignés pour les lumières de Hanoucca, ainsi qu'un neuvième emplacement distinct destiné au shamash. Celui-ci doit être décalé, surélevé ou autrement reconnaissable afin de ne pas être confondu avec les huit lumières du rite.
Le nombre de lumières principales augmente chaque soir :
- premier soir : une lumière, plus le shamash ;
- deuxième soir : deux lumières, plus le shamash ;
- troisième soir : trois lumières, plus le shamash ;
- ainsi de suite jusqu'au huitième soir : huit lumières, plus le shamash.
Il faut distinguer l'installation des lumières de leur ordre d'allumage. Dans la coutume la plus répandue, la première lumière est placée à droite. Chaque nouvelle lumière est ajoutée à sa gauche. Au moment d'allumer, on commence au contraire par la lumière nouvellement ajoutée, donc par la plus à gauche, puis on progresse vers la droite.
On installe généralement de droite à gauche et l'on allume de gauche à droite.
Des traditions communautaires peuvent préciser différemment certains gestes. Comme pour les pratiques domestiques de Pessa'h, la coutume familiale transmise a une place importante ; en cas de doute, il est approprié de suivre l'usage de sa communauté.
Rôle du shamash et déroulement de l'allumage
Les lumières de la hanoukkia sont consacrées au rite et ne servent pas à l'éclairage ordinaire. Le shamash fournit une lumière auxiliaire et permet d'allumer les autres mèches ou bougies. Selon le modèle de hanoukkia et la coutume suivie, il peut être allumé avant les bénédictions pour servir immédiatement, ou après les lumières principales.
Les étapes essentielles
- Installer le nombre de bougies ou de godets d'huile correspondant au soir.
- Vérifier que la hanoukkia est stable, que les mèches sont accessibles et que chaque lumière pourra brûler suffisamment longtemps.
- Allumer le shamash si la coutume suivie prévoit de s'en servir dès le début.
- Réciter les bénédictions requises avant d'allumer les lumières principales.
- Allumer d'abord la nouvelle lumière, située à gauche, puis continuer vers la droite.
- Placer ou replacer le shamash dans son emplacement distinct.
Les gestes doivent s'enchaîner sans longue interruption entre les bénédictions et l'allumage. Il n'est toutefois pas nécessaire de se presser au détriment de la sécurité ou de la compréhension des personnes présentes.
Quelles bénédictions réciter ?
Deux bénédictions sont récitées chaque soir avant l'allumage. La première porte sur le commandement d'allumer la lumière de Hanoucca : Baroukh ata Adonaï, Elohenou melekh haolam, acher kidechanou bemitsvotav vetsivanou lehadlik ner chel Hanoucca.
La deuxième remercie pour les miracles accomplis en ces jours, à cette époque de l'année : Baroukh ata Adonaï, Elohenou melekh haolam, chéassa nissim laavotenou bayamim hahem bazman hazé.
Le premier soir, on ajoute la bénédiction Chéhéhéyanou, qui exprime la gratitude d'avoir atteint ce moment : Baroukh ata Adonaï, Elohenou melekh haolam, chéhéhéyanou vekiyemanou vehiguiyanou lazman hazé. La translittération et la prononciation varient légèrement selon les traditions. Ces différences ne changent pas la fonction des bénédictions.
La précision des formules compte, mais le rite ne doit pas devenir une simple récitation mécanique. Cette attention portée à la parole rituelle se retrouve, sous des formes propres à chaque célébration, lors de Yom Kippour ou de la Nuit du Destin.
Quand, où et combien de temps laisser brûler ?
L'allumage a lieu le soir. Selon les coutumes, le moment retenu peut être le coucher du soleil ou la tombée de la nuit. Comme pour d'autres observances réglées par le calendrier religieux, notamment le Ramadan, il faut distinguer les indications calendaires générales de l'heure locale effectivement applicable.
Les lumières doivent disposer de suffisamment de combustible pour brûler au moins une demi-heure après la tombée de la nuit selon l'usage courant. Si l'allumage a lieu plus tard, les pratiques peuvent varier, notamment selon que des membres du foyer sont encore éveillés.
La hanoukkia est traditionnellement placée de manière à rendre les lumières visibles, près d'une porte ou d'une fenêtre. Dans un immeuble, un lieu de passage, une chambre d'hôtel ou un logement où le feu est interdit, la visibilité ne doit jamais primer sur la sécurité ni sur le règlement des lieux.
Le vendredi, l'allumage de Hanoucca précède celui des bougies de chabbat et exige assez d'huile ou des bougies assez longues pour durer au-delà de la tombée de la nuit. Le samedi soir, l'ordre entre la hanoukkia et la havdala peut varier selon les usages. Comme pour l'articulation entre jeûne, prière et repas lors de l'Aïd el-Fitr, les horaires rituels demandent une préparation attentive.
Sécurité domestique : les vérifications indispensables
- Poser la hanoukkia sur une surface plane, stable, résistante à la chaleur et non inflammable.
- L'éloigner des rideaux, nappes, livres, décorations, plantes et courants d'air.
- Ne jamais la placer dans un passage où elle pourrait être heurtée.
- Garder les enfants et les animaux à distance des flammes, de l'huile et des allumettes.
- Ne jamais laisser des flammes sans surveillance, même pour une courte absence.
- Utiliser des bougies adaptées aux supports ou des godets en bon état, sans excès d'huile.
- Prévoir un moyen d'extinction approprié à proximité et vérifier que toutes les flammes sont éteintes avant de quitter la pièce.
Une hanoukkia électrique peut rendre la fête visible lorsqu'une flamme est impossible ou interdite, mais son statut rituel dépend de l'interprétation suivie. Pour accomplir le rite dans une situation particulière, notamment à l'hôpital, en résidence collective ou en déplacement, il convient de demander une indication adaptée plutôt que de prendre un risque.
Où placer la 'Hanoukia et comment allumer ? (Rav Avraham GARCIA)
Questions fréquentes
Allume-t-on la hanoukkia de droite à gauche ou de gauche à droite ?
Dans la coutume la plus répandue, les lumières sont installées de droite à gauche, chaque nouvelle lumière étant ajoutée à gauche. On les allume dans l'autre sens : d'abord la nouvelle lumière, puis de gauche à droite. Certaines traditions peuvent apporter des précisions différentes.
Le shamash compte-t-il parmi les huit lumières ?
Non. Le shamash est une lumière auxiliaire distincte, utilisée notamment pour allumer les lumières rituelles. Une hanoukkia complète possède donc huit emplacements principaux et un neuvième emplacement séparé pour le shamash.
Combien de bénédictions récite-t-on chaque soir ?
Deux bénédictions sont récitées avant l'allumage chaque soir. Le premier soir, on ajoute Chéhéhéyanou, soit trois bénédictions au total. Les prononciations et translittérations peuvent varier selon les traditions communautaires.
Peut-on éteindre les bougies de Hanoucca ?
On prévoit normalement assez de combustible pour la durée rituelle requise et on laisse les lumières brûler. Une flamme présentant un danger doit cependant être éteinte immédiatement : la sécurité des personnes et du logement est prioritaire.
Que faire si l'on a oublié d'allumer un soir ?
On poursuit les soirs suivants avec le nombre de lumières correspondant au soir en cours. On ne recommence pas le compte depuis le début et on n'ajoute pas un soir supplémentaire pour compenser.
Peut-on allumer une hanoukkia devant une fenêtre ?
Oui, la fenêtre est un emplacement traditionnel lorsque les lumières peuvent y être visibles. Elle ne convient toutefois que si la hanoukkia y reste stable, loin des rideaux, des matériaux inflammables, des enfants, des animaux et des courants d'air.