Journée internationale de la non-violence : date et sens

La Journée internationale de la non-violence est observée chaque 2 octobre, date anniversaire de la naissance de Mahatma Gandhi. Créée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2007, elle fait connaître la non-violence par l'éducation et la sensibilisation. Elle invite les institutions, les écoles, les associations et les citoyens à privilégier le dialogue, la résistance pacifique et la résolution non violente des conflits.

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Une date fixe

La Journée internationale de la non-violence revient chaque 2 octobre. Cette règle ne dépend ni d'un jour de semaine ni d'un calcul mobile. La date correspond à l'anniversaire de la naissance de Mahatma Gandhi.

Un principe actif

La non-violence n'est pas l'absence de désaccord. Elle consiste à affronter une injustice ou un conflit sans recourir à la violence, au moyen du dialogue, de la protestation pacifique, de la non-coopération ou d'alternatives concrètes.

Une observance de l'ONU

L'Assemblée générale des Nations Unies a institué cette journée par une résolution adoptée en 2007. Son objectif est de diffuser le message de la non-violence, notamment grâce à l'éducation et à la sensibilisation du public.

Des formes locales variées

La journée ne possède pas de rituel mondial obligatoire. Ecoles, associations, collectivités et institutions peuvent organiser des débats, ateliers de médiation, expositions, marches pacifiques ou formations adaptées à leurs réalités locales.

Un apprentissage quotidien

L'écoute, la recherche de faits, la formulation non insultante d'un désaccord et le recours à la médiation sont des compétences qui se travaillent. La journée offre un repère pour les exercer, sans remplacer la justice ou la protection.

La Journée internationale de la non-violence a lieu le 2 octobre

La date est fixe : la Journée internationale de la non-violence est célébrée chaque 2 octobre. Elle revient donc au même quantième du calendrier, quel que soit le jour de la semaine. Cette date correspond à l'anniversaire de la naissance de Mohandas Karamchand Gandhi, né le 2 octobre 1869 et couramment appelé Mahatma Gandhi.

La journée est une observance internationale des Nations Unies. Elle n'est ni un jour férié mondial ni une fête imposant un rituel uniforme. Elle fournit un repère commun pour parler des moyens pacifiques d'agir, d'éduquer et de résoudre les désaccords. Les activités peuvent être organisées le 2 octobre ou autour de cette date selon les contraintes locales.

Le repère à retenir

  • Date annuelle fixe : 2 octobre.
  • Motif du choix : anniversaire de la naissance de Gandhi.
  • Cadre : observance internationale reconnue par l'ONU.
  • Objet : diffuser la culture de paix, la tolérance et les méthodes non violentes.

Cette récurrence fixe la distingue des manifestations calculées selon un jour particulier du mois. Elle est également différente de la Journée mondiale de la paix, observée le 1er janvier dans le cadre de l'Eglise catholique, et de la Journée internationale de la paix des Nations Unies, qui possède son propre objet calendaire. Le 2 octobre met spécifiquement l'accent sur la non-violence comme principe et comme méthode d'action.

Une journée mondiale adaptée aux réalités locales

La date et le thème général sont internationaux, mais les formes de participation sont locales. Il n'existe pas de cérémonie obligatoire commune à tous les pays. Une école peut travailler sur la médiation, une commune organiser un échange public, tandis qu'une association peut proposer une formation à l'écoute ou à la gestion des conflits.

Les Nations Unies invitent les Etats, leurs organismes, les organisations internationales, les associations et les citoyens à marquer cette journée, notamment par l'éducation et la sensibilisation. Cette souplesse explique la diversité des formats observés : conférences, ateliers, expositions, lectures, marches pacifiques, campagnes publiques ou exercices de communication non violente.

Comment ça se passe en France ?

  • Des établissements scolaires peuvent proposer des débats, lectures et ateliers de médiation.
  • Des associations utilisent la date pour présenter des méthodes de prévention des conflits et d'action citoyenne pacifique.
  • Des collectivités peuvent accueillir une exposition, une cérémonie symbolique ou un échange consacré au dialogue.

Comment ça se passe dans le monde ?

  • Les bureaux et organismes liés aux Nations Unies diffusent des messages de sensibilisation.
  • Les initiatives reflètent les enjeux locaux, de la paix civile à la lutte contre les discriminations.
  • Des écoles, universités et mouvements citoyens étudient Gandhi et d'autres traditions d'action non violente.

Cette adaptation ne change pas la définition de la journée. Elle permet plutôt de traduire un principe général en réponses concrètes. Les projets axés sur la coexistence peuvent aussi être rapprochés de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix. Ceux qui travaillent sur le respect des différences trouvent un prolongement dans la Journée internationale de la tolérance.

Pourquoi cette journée a-t-elle été créée ?

L'Assemblée générale des Nations Unies a créé cette observance pour diffuser le message de la non-violence, notamment par l'éducation et la sensibilisation du public. La résolution A/RES/61/271 a été adoptée le 15 juin 2007. Elle fixe le 2 octobre comme Journée internationale de la non-violence.

1869

Naissance de Gandhi le 2 octobre à Porbandar, dans l'Inde britannique.

1948

Mort de Gandhi à New Delhi. Son influence politique, morale et intellectuelle se poursuit dans de nombreux mouvements.

2007

Adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies de la résolution instituant la journée internationale.

Le choix de Gandhi relie la commémoration à une expérience historique précise. Il a joué un rôle majeur dans le mouvement pour l'indépendance de l'Inde et défendu des formes de résistance fondées sur le refus de la violence. Sa pensée s'appuie notamment sur l'ahimsa, principe de non-nuisance présent dans plusieurs traditions religieuses et philosophiques indiennes, et sur le satyagraha, souvent compris comme une force attachée à la vérité.

La journée ne réduit toutefois pas la non-violence à la biographie d'un seul homme. Elle rappelle que le changement politique et social peut rechercher l'efficacité sans faire de la violence un moyen d'action. Cette orientation rejoint les réflexions portées par la Journée internationale de la conscience et la Journée internationale de la fraternité humaine.

La non-violence est une action, pas une simple absence de conflit

La non-violence désigne le refus d'employer la violence contre un adversaire, tout en conservant la possibilité d'agir, de contester et de résister. Elle ne signifie pas qu'il faut nier une injustice, accepter une domination ou éviter toute opposition. Elle cherche au contraire à transformer un rapport de force par des moyens qui ne portent pas atteinte à l'intégrité des personnes.

Un conflit peut exister sans devenir violent. La non-violence porte sur les moyens choisis pour l'affronter, le réguler ou le transformer.

La notion peut s'appliquer à plusieurs niveaux : relations personnelles, vie scolaire, travail, débat public, mobilisation collective ou relations entre groupes. Elle suppose souvent une préparation, des objectifs explicites, une discipline commune et une analyse des conséquences. Une parole pacifique n'est pas automatiquement non violente si elle humilie, menace ou déshumanise.

Plusieurs principes servent de repères :

  • Respecter la dignité humaine, y compris celle de la personne avec laquelle on est en désaccord.
  • Distinguer la personne de ses actes, afin de critiquer un comportement sans nier l'humanité de son auteur.
  • Refuser les représailles qui entretiennent l'escalade.
  • Dire clairement le désaccord au lieu de confondre paix et silence.
  • Rechercher des faits vérifiables pour limiter rumeurs et accusations infondées.
  • Choisir des moyens cohérents avec le but, car une fin pacifique ne justifie pas n'importe quelle méthode.

La non-violence entretient donc des liens avec la paix, la justice et la démocratie sans se confondre avec elles. La Journée internationale de la démocratie aborde davantage les institutions et la participation politique, tandis que la présente journée examine les principes et méthodes utilisés face au conflit.

Quels sont les moyens d'action non violente ?

Le dialogue n'est qu'un moyen parmi d'autres. L'action non violente comprend des démarches de persuasion, de non-coopération, de protestation, de médiation et de construction d'alternatives. Le choix dépend de la situation, des risques, des personnes concernées et du résultat recherché.

Exemples de moyens pacifiques

  1. Engager une négociation structurée avec des demandes précises.
  2. Faire intervenir un médiateur accepté par les parties.
  3. Rédiger une pétition ou une lettre ouverte factuelle.
  4. Organiser une réunion publique ou une veillée silencieuse.
  5. Participer à une marche pacifique déclarée selon les règles locales.
  6. Mener un boycott ou une grève sans violence.
  7. Pratiquer la désobéissance civile en assumant ses conséquences juridiques.
  8. Créer un service ou une institution alternative répondant au problème dénoncé.

Ces méthodes ne sont pas interchangeables. Une médiation exige généralement que les parties puissent participer sans contrainte, alors qu'une campagne de non-coopération vise à retirer un soutien à une pratique contestée. La désobéissance civile consiste à enfreindre publiquement une règle jugée injuste, sans chercher à dissimuler l'acte. Elle ne doit pas être confondue avec une dégradation ou une agression.

La solidarité est souvent indispensable pour soutenir les personnes exposées et rendre l'action durable. Cette dimension collective est au coeur de la Journée internationale de la solidarité humaine. Dans un autre registre, la Journée du sport au service du développement et de la paix montre comment une pratique sociale peut favoriser coopération et dialogue.

Comment participer utilement le 2 octobre ?

Une action utile part d'un besoin réel et se termine par un engagement vérifiable. Afficher un symbole peut ouvrir une conversation, mais un atelier, une règle de médiation ou une formation laisse généralement une trace plus durable. Le format doit être adapté à l'âge des participants et à la sensibilité du sujet.

Dans une école, l'objectif peut être d'apprendre à nommer un désaccord sans insulter. Au travail, il peut s'agir de réviser une procédure de signalement ou de former des personnes à la médiation. Une association peut analyser une campagne historique, organiser un débat contradictoire ou présenter des techniques de désescalade.

Une démarche simple en cinq étapes

  1. Identifier un conflit ou une tension concrète sans exposer inutilement les victimes.
  2. Définir ce qui doit changer et qui peut agir.
  3. Choisir un moyen pacifique, accessible et proportionné.
  4. Prévoir des règles de parole, de sécurité et de vérification des informations.
  5. Evaluer ce qui a été compris, décidé ou amélioré après l'activité.

Avec des enfants, les mises en situation courtes sont préférables aux récits traumatisants. On peut travailler l'écoute, le vocabulaire des émotions, la recherche d'une solution commune et le recours à un adulte. Avec des adolescents ou des adultes, l'analyse peut inclure les rapports de pouvoir, les limites de la médiation et la différence entre neutralité et impartialité.

Une activité consacrée à la non-violence ne doit pas demander à une personne menacée de dialoguer avec son agresseur. La protection, le droit et l'accompagnement professionnel restent prioritaires. La gentillesse quotidienne peut soutenir un climat respectueux, comme le rappelle la Journée internationale de la gentillesse, mais elle ne remplace ni la justice ni les dispositifs de sécurité.

Quelles confusions faut-il éviter ?

La Journée internationale de la non-violence n'est pas une prétendue journée mondiale de la violence. Les requêtes formulées ainsi proviennent souvent d'une inversion du nom. L'observance reconnue par les Nations Unies porte bien sur la non-violence et revient le 2 octobre.

  • Non-violence et passivité : refuser la violence n'interdit pas la protestation, la grève ou la résistance.
  • Non-violence et pacifisme : les notions se recoupent, mais le pacifisme concerne particulièrement le refus de la guerre, tandis que la non-violence peut être une méthode sociale et politique.
  • Non-violence et absence de désaccord : un débat vif peut rester non violent s'il respecte les personnes et certaines règles.
  • Journée internationale et jour férié : une reconnaissance internationale ne crée pas automatiquement un congé légal.
  • 2 octobre et autres journées de paix : des observances distinctes possèdent leurs propres dates et objectifs.
  • Non-violence et non-violence éducative : cette dernière expression concerne particulièrement les pratiques éducatives et le refus des violences envers les enfants.

Il faut également éviter de transformer Gandhi en symbole sans contexte. Son action, ses écrits et son héritage font l'objet d'études et de débats. La journée retient principalement son rôle historique dans la diffusion de méthodes de résistance non violente. Elle ne demande pas d'adhérer sans nuance à chacune de ses positions.

Trois blagues pacifiques

  • Pourquoi la colombe évite-t-elle les disputes ? Elle préfère voler au-dessus du débat.
  • Le dialogue est entré dans un conflit : il a demandé une table ronde.
  • Mon pancarte pacifique ne crie jamais, elle fait passer le message calmement.

Le meilleur usage de cette date consiste finalement à relier un symbole universel à une pratique précise : écouter avant de répondre, établir les faits, protéger les personnes, refuser la déshumanisation et choisir un moyen d'action compatible avec la dignité de chacun.

VIDÉO YOUTUBE

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA NON-VIOLENCE, 2 OCTOBRE, VF-VA OIDE-IOED

16:9

Chaîne : OIDE ORGANISATION INTERNATIONALE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE · Durée : 5:38

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Les dimensions de la Journée de la non-violence

Portée internationale 5/5

La reconnaissance par l'Assemblée générale des Nations Unies et la participation possible des Etats, institutions et citoyens donnent à cette observance une portée véritablement mondiale.

Dimension éducative 5/5

L'éducation et la sensibilisation figurent au coeur de son objet. La date se prête aux ateliers de médiation, aux analyses historiques et à l'apprentissage du dialogue.

Rituel commun 2/5

Aucun rituel universel n'est obligatoire. Des symboles pacifiques sont souvent employés, mais les formes de participation dépendent largement des pays, des institutions et des publics.

Potentiel d'action locale 5/5

Une école, une association ou une collectivité peut transformer le thème en action concrète, depuis un exercice d'écoute jusqu'à une formation structurée à la médiation.

Caractère festif 1/5

Il s'agit principalement d'une journée de réflexion, d'éducation et de mobilisation. Certaines rencontres sont conviviales, mais la célébration n'est pas organisée comme une fête populaire.

Les repères durables de la journée

Date, statut, objectif et distinctions essentielles de la Journée internationale de la non-violence.
Repère Information Ce que cela implique
Date 2 octobre La journée revient à date fixe chaque année.
Référence historique Naissance de Mahatma Gandhi Le choix rappelle son rôle dans la diffusion de la résistance non violente.
Création Résolution de l'Assemblée générale de l'ONU adoptée en 2007 Il s'agit d'une observance internationale officiellement instituée.
Objectif Education et sensibilisation à la non-violence Les activités privilégient l'apprentissage, le dialogue et les moyens pacifiques.
Participants Etats, institutions, associations, écoles et citoyens La participation est ouverte et adaptable aux contextes locaux.
Statut Journée internationale, non jour férié automatique Sa reconnaissance ne crée pas de congé légal universel.
Moyens possibles Médiation, débat, protestation pacifique, non-coopération La non-violence peut être active, organisée et revendicative.

Questions fréquentes

Pourquoi la date du 2 octobre a-t-elle été choisie ?

Le 2 octobre correspond à l'anniversaire de la naissance de Mahatma Gandhi, né en 1869. Il est une figure majeure de la résistance non violente et du mouvement pour l'indépendance de l'Inde.

Quel est le but de cette journée ?

Elle vise à diffuser le message de la non-violence, notamment par l'éducation et la sensibilisation du public, et à encourager une culture de paix, de tolérance et de compréhension.

Quels sont les grands principes de la non-violence ?

Ils comprennent le respect de la dignité humaine, le refus de la violence et des représailles, la recherche de la vérité, la cohérence entre les moyens et le but, ainsi que la volonté de transformer le conflit sans déshumaniser l'adversaire.

La non-violence signifie-t-elle rester passif ?

Non. Elle peut prendre la forme d'une protestation, d'une grève, d'un boycott, d'une désobéissance civile, d'une médiation ou de la création d'une solution alternative. Elle refuse la violence, pas l'action.

Quels sont des exemples d'actions non violentes ?

Une négociation, une pétition, une marche pacifique, une veillée, un boycott, une grève, une campagne d'information ou une désobéissance civile assumée peuvent relever de l'action non violente.

Existe-t-il une Journée mondiale de la violence ?

La formulation est généralement une confusion avec la Journée internationale de la non-violence. L'observance reconnue par les Nations Unies est consacrée à la non-violence et se tient le 2 octobre.

Quelle différence existe entre non-violence et pacifisme ?

Les deux notions sont proches. Le pacifisme concerne particulièrement le refus de la guerre, tandis que la non-violence peut aussi désigner une méthode d'action face à un conflit politique, social ou personnel.

Quelle différence existe entre cette journée et la non-violence éducative ?

La Journée internationale de la non-violence possède une portée générale. La non-violence éducative concerne plus précisément les relations éducatives et le refus des violences physiques, verbales ou psychologiques envers les enfants.

Comment célébrer cette journée à l'école ?

Une classe peut organiser un débat réglé, un exercice de médiation, une analyse historique, un atelier sur les émotions ou une activité apprenant à formuler un désaccord sans insulte ni menace.

Quels symboles représentent la non-violence ?

La colombe, le rameau d'olivier, le signe de paix, les mains ouvertes, la lumière et le cercle de dialogue sont des symboles courants. Aucun n'est imposé comme emblème officiel unique de la journée.

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