L'UNIMA, ou Union internationale de la marionnette, est une organisation non gouvernementale fondée à Prague en 1929. Elle réunit un réseau mondial d'artistes, de professionnels, de chercheurs et de passionnés afin de favoriser les échanges et la reconnaissance des arts de la marionnette. Elle porte la Journée mondiale de la marionnette parce que sa structure internationale permet de donner à cette célébration une identité commune tout en laissant chaque territoire organiser ses propres initiatives.
Qu'est-ce que l'UNIMA ?
Le sigle UNIMA vient du nom français Union internationale de la marionnette. L'organisation est née dans un contexte où des marionnettistes européens souhaitaient établir des relations durables au-delà des frontières. Sa fondation à Prague, en 1929, lui donne une place ancienne dans l'histoire de la coopération culturelle internationale.
L'UNIMA ne représente ni une technique particulière ni une seule tradition. Elle considère la marionnette comme un art du spectacle aux formes multiples, susceptible de dialoguer avec le théâtre, les arts plastiques, la musique, l'écriture et le mouvement. Cette approche rejoint les enjeux mis en lumière par la Journée mondiale de l'art et par la Journée internationale de la danse : rendre visibles des pratiques artistiques, leurs créateurs et leur transmission.
Sa vocation internationale ne signifie pas qu'elle uniformise les pratiques. Elle crée plutôt des conditions de rencontre entre des personnes qui travaillent dans des langues, des cadres professionnels et des héritages culturels différents. La diversité des répertoires et des savoir-faire peut être approfondie à travers les traditions et techniques des marionnettes du monde.
Une organisation en réseau plutôt qu'une administration mondiale
L'UNIMA fonctionne comme un réseau associatif international. Elle s'appuie notamment sur des centres nationaux, des instances de coordination et des commissions consacrées à différents champs d'activité. Les modalités précises peuvent évoluer, mais le principe reste celui d'une coopération entre membres et relais implantés dans de nombreux territoires.
Ce réseau peut contribuer à plusieurs types d'actions :
- mettre en relation des artistes, compagnies, chercheurs, enseignants et responsables culturels ;
- faciliter la circulation d'informations et d'expériences professionnelles ;
- encourager la recherche, la documentation et la conservation des traces de la création marionnettique ;
- défendre la reconnaissance culturelle et artistique de la marionnette ;
- favoriser les échanges entre générations, disciplines et contextes nationaux ;
- coordonner des initiatives communes, dont la Journée mondiale.
La conservation des fonds, des affiches, des photographies, des textes et des archives de compagnies rapproche certains de ces travaux des préoccupations de la Journée internationale des archives. L'UNIMA n'est toutefois pas elle-même un service public d'archives : elle peut sensibiliser, relier des spécialistes ou encourager la transmission, tandis que la conservation matérielle relève de structures compétentes.
Pourquoi l'UNIMA porte-t-elle la Journée mondiale ?
L'idée d'une journée internationale consacrée à la marionnette a été proposée au sein de l'UNIMA, puis adoptée par l'organisation. La première Journée mondiale de la marionnette a eu lieu en 2003. Elle est célébrée chaque année le 21 mars, sans qu'une autorité mondiale impose un programme identique.
L'UNIMA en constitue le point de référence pour trois raisons principales :
- Une légitimité historique : l'organisation travaille depuis 1929 à créer des liens internationaux dans le domaine.
- Un réseau de relais : ses centres et ses membres peuvent transmettre l'initiative dans différents territoires.
- Une vision artistique commune : la journée affirme que la marionnette est un art vivant, et pas seulement un objet destiné à l'enfance.
- Une coordination souple : un cadre partagé peut accueillir des spectacles, rencontres ou prises de parole conçus localement.
L'UNIMA donne une portée internationale à la Journée mondiale sans imposer une célébration uniforme.
Le fonctionnement est comparable, dans son principe culturel, à celui d'autres mobilisations qui font dialoguer un thème commun et des initiatives locales, comme la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement. Les objectifs et les organismes porteurs ne sont cependant pas les mêmes. Les repères pratiques et historiques de la célébration sont présentés sur la page de la Journée mondiale de la marionnette.
Ce que l'UNIMA n'est pas
Plusieurs catégories d'organismes culturels sont parfois confondues. Les distinguer permet de comprendre précisément la place de l'UNIMA.
Ce n'est pas un festival
Un festival programme des spectacles et des rencontres pendant une période donnée, généralement dans un lieu ou un territoire défini. L'UNIMA peut entretenir des liens avec des festivals ou compter leurs responsables parmi ses membres, mais elle ne se réduit pas à un événement de programmation.
Ce n'est pas un musée
Un musée conserve, étudie et présente des collections. L'UNIMA peut encourager la sauvegarde du patrimoine marionnettique et le dialogue entre spécialistes, sans exercer automatiquement les missions d'un établissement muséal. Cette différence est également utile pour comprendre le rôle propre des institutions valorisées lors de la Journée internationale des musées.
Ce n'est pas une agence des Nations unies
L'UNIMA est une organisation non gouvernementale. Elle entretient historiquement des relations avec l'UNESCO, mais elle ne fait pas partie du système des Nations unies et ne peut pas édicter de décisions internationales obligatoires. Une journée portée par une association internationale ne possède donc pas le même statut qu'une journée officiellement proclamée par une institution intergouvernementale.
Ce n'est pas un syndicat professionnel mondial
L'UNIMA rassemble des profils variés et défend la visibilité d'un champ artistique. Elle n'est pas pour autant un syndicat chargé de négocier partout les salaires, contrats ou conditions de travail. Ces fonctions relèvent des organisations professionnelles et des cadres juridiques propres à chaque pays.
Une fonction culturelle fondée sur la coopération
La portée de l'UNIMA tient moins à un pouvoir réglementaire qu'à sa capacité de mise en relation. En donnant des espaces communs à des artistes et à des structures dispersés, elle aide la marionnette à être identifiée comme un domaine de création, de recherche et de patrimoine.
Cette coopération favorise aussi le dialogue entre pratiques culturelles sans établir de hiérarchie entre elles. Elle partage en cela certaines préoccupations générales de la Journée internationale de la Francophonie, notamment les échanges par-delà les frontières, tout en restant centrée sur un secteur artistique précis. La Journée mondiale constitue l'expression la plus visible de ce rôle : un rendez-vous commun, relayé par un réseau, au service de la reconnaissance des arts de la marionnette.
Julie Dourdy - UNIMA France, marionnette jeune public, Brakabrik Théâte, une vie pour la marionnette
Questions fréquentes
Que signifie le sigle UNIMA ?
UNIMA correspond à Union internationale de la marionnette. Le nom français est utilisé comme référence internationale, même si l'organisation et ses membres communiquent dans plusieurs langues.
Quand et où l'UNIMA a-t-elle été fondée ?
L'UNIMA a été fondée à Prague en 1929. Elle est née de la volonté de créer des échanges internationaux durables entre personnes et structures liées aux arts de la marionnette.
L'UNIMA organise-t-elle tous les événements du 21 mars ?
Non. Elle porte et coordonne la dynamique internationale de la Journée mondiale, mais les spectacles, rencontres et autres initiatives sont généralement conçus par des centres nationaux, compagnies, lieux culturels, associations ou artistes locaux.
L'UNIMA dépend-elle de l'ONU ou de l'UNESCO ?
Non. L'UNIMA est une organisation non gouvernementale indépendante. Elle entretient historiquement des relations avec l'UNESCO, mais elle n'est ni une agence des Nations unies ni un organisme intergouvernemental.
Faut-il être marionnettiste professionnel pour appartenir à l'UNIMA ?
Pas nécessairement. Selon les structures et les modalités d'adhésion, le réseau peut réunir des artistes, techniciens, chercheurs, enseignants, collectionneurs, responsables culturels et personnes intéressées par la marionnette. L'adhésion s'effectue généralement par l'intermédiaire d'un centre national lorsqu'il en existe un.
Pourquoi la Journée mondiale de la marionnette est-elle liée à l'UNIMA ?
L'idée de cette journée a été formulée et adoptée au sein de l'organisation. Grâce à son ancienneté et à ses relais internationaux, l'UNIMA peut proposer un cadre commun, diffuser des messages et mobiliser le secteur tout en laissant les acteurs locaux libres de leurs formes de participation.