Journée mondiale de la ménopause : date et repères

La Journée mondiale de la ménopause, observée le 18 octobre, est un temps international de sensibilisation à la ménopause et à la santé après l'arrêt des règles. Elle aide à mieux comprendre cette transition biologique, à distinguer ses manifestations possibles et à encourager un accompagnement adapté. En France comme ailleurs, elle donne lieu à des informations médicales, des échanges publics et des actions menées par des professionnels, des associations ou des employeurs.

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Un repère fixe au calendrier

La Journée mondiale de la ménopause est observée le 18 octobre. Sa date ne varie pas selon le pays ou le jour de la semaine. Ce rendez-vous n'est pas férié : il sert à informer, sensibiliser et organiser des échanges.

Une portée internationale, des formats locaux

Le thème est partagé dans de nombreux pays, mais aucune cérémonie mondiale uniforme n'est imposée. Les actions dépendent des priorités locales : accès aux soins, symptômes, prévention, travail, formation professionnelle, lutte contre les tabous ou égalité en santé.

Une étape biologique, pas une maladie

La ménopause désigne l'arrêt définitif des menstruations lié à la fin de l'activité folliculaire ovarienne. Elle est reconnue rétrospectivement après douze mois sans règles, lorsqu'aucune autre cause physiologique ou pathologique n'explique cette absence.

Informer sans diagnostiquer

Une conférence, un atelier ou une campagne peut expliquer les termes et les recours. En revanche, un témoignage public, une liste de symptômes ou un contenu de marque ne remplace jamais une évaluation médicale individualisée.

Une prévention à envisager dans son ensemble

La santé osseuse, cardiovasculaire, métabolique, sexuelle et psychique peut être abordée selon les besoins. Le suivi ne repose pas sur une règle identique pour toutes, mais sur l'âge, les symptômes, les antécédents et les facteurs de risque.

Comment cette journée est-elle observée en France et dans le monde ?

Le 18 octobre sert de repère international commun, mais les actions diffèrent selon les systèmes de santé, les cultures et les acteurs locaux. Il ne s'agit ni d'une fête ni d'une cérémonie uniforme. Hôpitaux, professionnels de santé, associations, institutions publiques, médias et employeurs peuvent s'en saisir pour informer, ouvrir le dialogue ou orienter vers des ressources fiables.

En France, les prises de parole portent fréquemment sur la reconnaissance des symptômes, le parcours de soins, la prévention et les répercussions dans la vie quotidienne. Ailleurs, les priorités peuvent davantage concerner l'accès aux soins, la formation des soignants, les droits au travail ou la lutte contre des tabous culturels. Ce cadre rejoint l'approche globale de la Journée mondiale de la santé, tout en se concentrant sur une transition propre à la santé des femmes.

Comment ça se passe en France ?

  • Des établissements de santé publient des dossiers pédagogiques ou organisent des rencontres avec des professionnels.
  • Les messages distinguent ménopause, périménopause, symptômes possibles et suivi préventif.
  • Le débat public aborde aussi le travail, la qualité de vie, la santé osseuse et cardiovasculaire.
  • Des associations et collectivités relaient des conférences, ateliers ou espaces de parole.

Comment ça se passe dans le monde ?

  • Le 18 octobre fournit un repère commun aux campagnes internationales et nationales.
  • Les thèmes reflètent les inégalités d'accès au diagnostic, au conseil et aux traitements.
  • Certains programmes privilégient la formation des professionnels et l'information communautaire.
  • Les messages peuvent relier ménopause, égalité, vieillissement en bonne santé et participation sociale.

Le mot mondiale décrit donc la portée du sujet, pas l'existence d'un programme identique partout. Cette diversité explique aussi l'emploi concurrent de « Journée internationale de la ménopause ». Les deux formulations désignent généralement le même rendez-vous du 18 octobre. L'expression « journée nationale » peut qualifier une initiative locale, mais elle ne constitue pas une autre date universelle.

Quelle est la date de la Journée mondiale de la ménopause ?

La Journée mondiale de la ménopause revient chaque 18 octobre. Sa récurrence est fixe : le jour et le mois ne changent pas, contrairement aux événements calculés selon un jour particulier de la semaine. Les calendriers dynamiques peuvent donc déterminer automatiquement le jour de semaine correspondant à chaque occurrence.

Repère calendrier : 18 octobre, tous les ans. Cette journée n'est pas un jour férié et n'entraîne aucune fermeture générale. Elle sert de support à la sensibilisation, à l'éducation en santé et à l'organisation d'actions locales.

Le rapprochement calendaire avec la Journée mondiale contre l'ostéoporose, observée le 20 octobre, est pertinent : la baisse des estrogènes après la ménopause peut contribuer à la perte osseuse. Les deux rendez-vous restent cependant distincts. L'un traite largement de la transition ménopausique et de la santé associée, l'autre se concentre sur une maladie du squelette et la prévention des fractures.

Une journée de sensibilisation ne remplace pas une consultation et ne fixe aucun âge obligatoire pour demander conseil. Une personne peut rechercher des informations avant l'arrêt définitif des règles, pendant la transition ou plusieurs années après, selon ses symptômes, ses antécédents et ses besoins.

Que peut-on organiser le 18 octobre ?

Une action utile donne une information vérifiée, laisse une place aux questions et indique clairement vers quels professionnels se tourner. Une grande campagne n'est pas indispensable. Un cabinet, une pharmacie, une entreprise, une médiathèque ou une association peut proposer un format court, à condition de préserver la confidentialité et d'éviter les conseils médicaux individualisés en public.

  1. Définir le public : personnes concernées, proches, soignants, managers ou grand public.
  2. Choisir un objectif : comprendre les termes, reconnaître les symptômes possibles ou connaître les recours.
  3. Inviter une compétence adaptée : médecin, sage-femme, pharmacien, infirmier, psychologue ou professionnel de prévention selon le thème.
  4. Préparer des informations accessibles : vocabulaire simple, gros caractères et supports compatibles avec différents handicaps.
  5. Prévoir les questions anonymes : une boîte physique ou un formulaire interne facilite l'expression sans exposition personnelle.
  6. Présenter plusieurs options : mesures de mode de vie, accompagnement symptomatique et traitements médicaux doivent être contextualisés.
  7. Donner des orientations : rappeler quand consulter et quels interlocuteurs peuvent assurer le suivi.
  8. Evaluer l'action : recueillir les besoins restant sans demander de données de santé inutiles.

Des formats simples fonctionnent bien : conférence suivie de questions, atelier sur le sommeil, échange consacré au travail, exposition de repères anatomiques ou sélection de ressources. Un module sur la santé osseuse peut prolonger le sujet, tandis qu'un échange sur l'humeur doit être articulé avec la Journée mondiale de la santé mentale sans attribuer automatiquement toute difficulté psychique à la ménopause.

Dans une organisation, la bonne pratique consiste à parler de conditions de travail plutôt qu'à identifier les salariées supposément concernées. Température, accès à l'eau, uniformes respirants, pauses et souplesse ponctuelle peuvent être discutés sans imposer la divulgation d'une situation médicale. Le cadre rejoint celui de la santé et de la sécurité au travail.

Que signifie exactement la ménopause ?

La ménopause correspond à l'arrêt définitif des menstruations lié à la fin de l'activité folliculaire ovarienne. Elle est constatée rétrospectivement après douze mois consécutifs sans règles, en l'absence d'une autre cause physiologique ou pathologique. Ce diagnostic rétrospectif explique pourquoi une absence de règles récente ne suffit pas toujours à employer le terme avec certitude.

Trois termes à ne pas confondre

  • Périménopause : période entourant la ménopause, durant laquelle le cycle et certains symptômes peuvent changer.
  • Ménopause : point défini rétrospectivement après douze mois sans menstruation.
  • Postménopause : période de la vie qui suit ce point.

La ménopause naturelle survient le plus souvent entre 45 et 55 ans selon l'Organisation mondiale de la Santé. Il existe toutefois des situations plus précoces ou provoquées par une intervention médicale. Une aménorrhée peut aussi avoir d'autres causes, notamment une grossesse, certains traitements ou des troubles endocriniens. Une évaluation professionnelle évite donc les conclusions hâtives.

La journée parle de santé, mais la ménopause n'est pas en elle-même une maladie. C'est une étape biologique. Ses manifestations et leur intensité varient fortement. Certaines personnes ont peu de gêne, d'autres connaissent des symptômes qui perturbent le sommeil, l'activité, les relations ou le travail. Cette variabilité doit rester au centre de toute communication.

Quels symptômes et quels points de santé mérite-t-elle de faire connaître ?

Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes sont connues, mais elles ne résument pas la transition ménopausique. Des troubles du sommeil, des variations d'humeur, une sécheresse vaginale, des douleurs lors des rapports, des symptômes urinaires, des palpitations ou des difficultés de concentration peuvent être rapportés. Aucun symptôme isolé ne permet cependant d'attribuer automatiquement un problème à la ménopause.

  • Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes
  • Cycles irréguliers pendant la transition
  • Sommeil fragmenté ou fatigue
  • Sécheresse vaginale et inconfort génito-urinaire
  • Variations de l'humeur ou irritabilité
  • Modification du désir sexuel
  • Douleurs musculaires ou articulaires
  • Palpitations ressenties
  • Difficultés de mémoire ou de concentration
  • Evolution du risque osseux et cardiovasculaire avec l'âge

Des nausées peuvent survenir chez certaines personnes, mais elles sont peu spécifiques et peuvent avoir de nombreuses causes. Une tension artérielle élevée n'est pas diagnostiquée sur la seule base de la ménopause. L'âge, les antécédents, le poids, l'alimentation, l'activité physique, le tabac et d'autres facteurs interviennent. Mesurer et discuter le résultat avec un professionnel est plus utile qu'établir un lien automatique.

Le suivi peut inclure, selon la situation, l'évaluation des symptômes, de la tension, des facteurs cardiovasculaires, de la santé osseuse et des dépistages recommandés. La proximité thématique avec la Journée mondiale du diabète rappelle que la prévention métabolique repose sur un suivi individualisé, non sur une liste universelle d'interdits.

Alimentation, traitements et consultation : quels repères fiables ?

Il n'existe pas un aliment que toutes les personnes doivent supprimer pendant la ménopause. Une alimentation variée, une activité physique régulière, un sommeil soutenu autant que possible et la limitation du tabac contribuent à la santé générale. L'alcool, la caféine, les boissons très chaudes ou les plats épicés peuvent déclencher des bouffées de chaleur chez certaines personnes, mais pas chez toutes. Tenir un relevé individuel peut aider à repérer un lien reproductible.

Les prises en charge dépendent du symptôme, de sa sévérité, des préférences et du dossier médical. Elles peuvent associer information, adaptation du mode de vie, traitements locaux, traitements non hormonaux ou traitement hormonal de la ménopause. Les bénéfices, risques, contre-indications, dose et durée doivent être discutés individuellement. Les compléments alimentaires ne sont pas automatiquement inoffensifs et peuvent interagir avec des médicaments.

Quand demander un avis sans attendre ? Un saignement après la ménopause doit être évalué médicalement. Une douleur thoracique, un essoufflement brutal, un déficit neurologique soudain ou un malaise relève d'une prise en charge urgente. Des symptômes persistants qui altèrent la qualité de vie justifient aussi une consultation programmée.

La Journée mondiale de l'hygiène menstruelle traite des règles et de leur gestion, alors que le 18 octobre porte sur la transition vers leur arrêt définitif. Les deux sujets se rejoignent sur l'accès à une information exacte, la dignité et la lutte contre les tabous. Pour les atteintes graves aux droits et à la santé, la Journée de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines relève d'un enjeu distinct qui ne doit jamais être confondu avec un phénomène physiologique.

Comment communiquer sans stigmatiser ni médicaliser toute une étape de vie ?

Une communication juste présente la ménopause comme une expérience variable, évite les plaisanteries humiliantes et ne réduit pas les femmes à leur capacité reproductive. Elle reconnaît aussi que toutes les personnes ménopausées ne se désignent pas de la même manière, et que toutes les femmes ne vivront pas cette transition selon le même calendrier ou dans les mêmes conditions.

Le message le plus utile tient en trois principes : écouter sans minimiser, informer sans diagnostiquer, orienter sans imposer.

Les campagnes gagnent à montrer plusieurs âges, activités et contextes sociaux, sans transformer la ménopause en image de déclin. Elles doivent distinguer témoignage et recommandation médicale, annoncer les liens d'intérêt lorsqu'une marque intervient et protéger les données personnelles. La Journée pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes rappelle, dans un autre registre, que la santé et l'autonomie sont aussi liées aux conditions sociales et au respect des droits.

Quelques erreurs sont faciles à éviter : promettre une solution universelle, présenter un âge comme une échéance rigide, confondre corrélation et cause, ridiculiser les bouffées de chaleur, ou demander publiquement qui est concerné. Un bon support précise ses limites et renvoie vers un professionnel pour toute décision thérapeutique.

Trois blagues à garder du côté léger

  • Bouffée de chaleur : le chauffage central qui refuse la télécommande.
  • Mon éventail est devenu mon collègue le plus ponctuel.
  • La nuit était calme, jusqu'à la réunion surprise de mes hormones.

Cette journée peut ainsi servir de point de départ à des échanges durables plutôt qu'à une communication isolée. L'objectif concret reste le même : permettre à chacun de nommer les changements, d'accéder à des informations compréhensibles et de rechercher un accompagnement adapté lorsque cela devient nécessaire.

VIDÉO YOUTUBE

Journée mondiale de la ménopause : Campagne Entreprise 18 octobre

16:9

Chaîne : Omena · Durée : 3:58

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Les dimensions éditoriales de la journée

Portée internationale 5/5

Le 18 octobre constitue un repère partagé au-delà des frontières. Les thèmes et moyens d'action restent néanmoins adaptés aux systèmes de santé, cultures, ressources et priorités de chaque territoire.

Dimension médicale 5/5

La journée aborde une transition physiologique et ses effets possibles sur la qualité de vie et la santé. Les informations doivent rester rigoureuses et distinguer sensibilisation, prévention, diagnostic et traitement.

Facilité d'organisation locale 4/5

Une action pertinente peut prendre la forme d'un échange court, d'une conférence ou d'une diffusion de ressources. La présence d'un professionnel compétent et une orientation claire renforcent sa qualité.

Dimension festive 1/5

Il s'agit principalement d'une journée de sensibilisation, non d'une fête. L'humour bienveillant peut faciliter le dialogue, mais il ne doit jamais banaliser les symptômes ni viser les personnes concernées.

Utilité au travail 4/5

La ménopause peut affecter le sommeil, le confort thermique ou la concentration. Des ajustements collectifs et confidentiels peuvent aider sans obliger une salariée à révéler une information médicale personnelle.

Les repères durables à retenir

Définition, calendrier et usages de la Journée mondiale de la ménopause
Repère Réponse essentielle Distinction utile
Date 18 octobre, chaque année Date fixe, quel que soit le jour de la semaine
Nature Journée internationale de sensibilisation Ce n'est ni un jour férié ni une fête obligatoire
Sujet central Ménopause et santé associée La ménopause est une étape biologique, pas une maladie
Diagnostic de la ménopause Constaté après douze mois sans règles Une autre cause physiologique ou pathologique doit être écartée
Acteurs possibles Soignants, associations, institutions, employeurs et médias Il n'existe pas de programme local uniforme
Actions adaptées Information, échange, prévention et orientation Une animation publique ne remplace pas une consultation
Vocabulaire Journée mondiale ou internationale de la ménopause Une initiative nationale n'implique pas une date distincte
Thèmes associés Sommeil, santé osseuse, coeur, sexualité et travail Les besoins et symptômes varient selon les personnes

Questions fréquentes

Existe-t-il une journée nationale de la ménopause ?

Des institutions ou organisations peuvent mener des initiatives nationales, mais celles-ci s'inscrivent habituellement dans le rendez-vous international du 18 octobre plutôt que dans une seconde date universelle.

Quel est le but de cette journée ?

Elle vise à mieux faire connaître la ménopause, ses manifestations possibles, ses effets sur la santé et la qualité de vie, ainsi que les possibilités de prévention, de suivi et de prise en charge.

A quel âge survient généralement la ménopause ?

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, la ménopause naturelle survient le plus souvent entre 45 et 55 ans. Une survenue plus précoce mérite une évaluation médicale.

Quel est l'âge maximum de la ménopause ?

Il n'existe pas un âge maximum permettant de conclure seul. Lorsque les règles persistent inhabituellement longtemps ou que des saignements surviennent après la ménopause, un avis médical est indiqué.

Quel aliment faut-il éviter pendant la ménopause ?

Aucun aliment ne doit être supprimé par toutes. Certaines personnes constatent que l'alcool, la caféine, les plats épicés ou les boissons très chaudes favorisent leurs bouffées de chaleur. L'observation individuelle est plus pertinente qu'un interdit universel.

La ménopause peut-elle provoquer des nausées ?

Des nausées peuvent être rapportées, mais elles sont peu spécifiques et ont de nombreuses causes possibles. Si elles persistent, s'intensifient ou s'accompagnent d'autres signes, il faut demander un avis médical.

La ménopause peut-elle faire monter la tension ?

La tension artérielle et le risque cardiovasculaire évoluent avec plusieurs facteurs, notamment l'âge, les antécédents et le mode de vie. La ménopause ne suffit pas à expliquer seule une hypertension, qui doit être mesurée et évaluée.

Quelles activités peut-on organiser pour cette journée ?

Une conférence, un atelier sur le sommeil ou la santé osseuse, une séance de questions anonymes, une formation des managers ou une diffusion de ressources vérifiées sont des formats adaptés.

Quand faut-il consulter pendant ou après la ménopause ?

Une consultation est utile lorsque les symptômes altèrent la qualité de vie ou suscitent une inquiétude. Tout saignement après la ménopause doit être évalué. Des signes aigus comme une douleur thoracique ou un déficit neurologique nécessitent une aide urgente.

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