Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail

La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail est observée chaque 28 avril. Portée par l'Organisation internationale du Travail, elle encourage la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Employeurs, salariés, représentants du personnel, services de prévention et pouvoirs publics peuvent utiliser cette date pour examiner les risques, dialoguer et renforcer les mesures qui protègent la santé physique et mentale au travail.

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Une date fixe

La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail revient chaque 28 avril. Si une action interne est déplacée à un jour ouvré voisin, la date internationale de référence ne change pas.

La prévention avant la réaction

L'objectif est d'éviter les accidents et maladies liés au travail. Cela suppose d'agir sur les dangers, les équipements, les locaux et l'organisation, plutôt que de compter seulement sur la vigilance individuelle.

Un dialogue à plusieurs voix

Travailleurs, employeurs, représentants du personnel, professionnels de la prévention et autorités publiques détiennent des informations différentes. Leur coopération aide à confronter les règles au travail réellement accompli.

La santé mentale incluse

La sécurité au travail ne concerne pas uniquement les chutes ou les machines. Charge excessive, violences, harcèlement, horaires, manque d'autonomie et isolement peuvent aussi affecter durablement la santé.

Prévenir et se souvenir

Le 28 avril associe la promotion de la prévention à la mémoire des personnes mortes ou blessées au travail. Cette double portée explique la place particulière de la date dans le mouvement syndical international.

La date est-elle toujours fixée au 28 avril ?

La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail a lieu chaque 28 avril. Sa date est fixe: elle ne dépend ni d'un jour particulier de la semaine ni d'un calcul mobile. Le 28 avril peut donc tomber un jour ouvré, un week-end ou pendant une période de congés, sans que la règle internationale change.

Lorsqu'une entreprise ne peut pas organiser son action le jour même, elle peut retenir une date proche. Cette adaptation pratique ne modifie pas la commémoration officielle. Une semaine de la sécurité, un atelier organisé avant le 28 avril ou une campagne prolongée restent des initiatives locales articulées autour de la même journée.

Repère immédiat: 28 avril, tous les ans. Il ne faut pas confondre cette journée de prévention avec la Fête du Travail, célébrée le 1er mai en France, ni avec la Journée mondiale de la santé, dont le périmètre dépasse le cadre professionnel.

Cette date associe deux dimensions complémentaires. Elle attire l'attention sur la prévention des lésions et maladies liées au travail, tout en honorant la mémoire des personnes mortes ou blessées en raison de leur activité professionnelle. Le 28 avril est aussi connu dans le mouvement syndical international comme une journée de commémoration des travailleurs morts ou blessés au travail.

Comment la journée est-elle célébrée concrètement ?

Elle se célèbre par des actions de prévention, de dialogue et de formation, et non par un rituel universel. Les formats dépendent du métier, des risques présents, de la taille de la structure et du cadre national. Une action utile part d'une situation réelle de travail plutôt que d'un message abstrait.

  • Organiser une visite participative d'un atelier, d'un chantier, d'un bureau ou d'un espace logistique.
  • Faire remonter les situations dangereuses et les presque-accidents sans rechercher immédiatement un responsable individuel.
  • Réviser les consignes d'urgence et vérifier que chacun sait donner l'alerte.
  • Présenter un risque professionnel précis avec des exemples adaptés aux tâches exercées.
  • Tester l'accessibilité et le bon état des équipements de protection nécessaires.
  • Consacrer un temps aux risques psychosociaux, à la fatigue et à la charge de travail.

Les réunions courtes de sécurité peuvent être efficaces lorsqu'elles permettent aux équipes de parler. Un quiz ou une affiche attire l'attention, mais ne remplace pas l'analyse des risques, les mesures techniques, l'organisation du travail ou la formation. Pour prolonger le sujet du soin et des conditions d'exercice, la Journée internationale de l'infirmière apporte un éclairage particulier sur les professionnels de santé.

Une séquence simple en quatre temps:

  1. Choisir un risque prioritaire à partir du travail réel.
  2. Recueillir les observations des personnes exposées.
  3. Décider d'actions avec un responsable et une échéance interne.
  4. Vérifier ensuite si les mesures réduisent effectivement l'exposition.

Comment communiquer sans réduire la prévention à une affiche ?

Une bonne campagne explique le risque, l'action attendue et la suite donnée. La communication contemporaine peut combiner affiches, messages internes, causeries, vidéos, démonstrations et retours d'expérience. Elle devient crédible lorsque les salariés voient que les signalements conduisent à des décisions observables.

Les employeurs peuvent relier la journée à leur démarche habituelle de prévention. Les représentants du personnel, les services de prévention et de santé au travail, les encadrants et les équipes opérationnelles ont chacun une perspective utile. Les messages gagnent à employer des mots compréhensibles, à être accessibles aux personnes en situation de handicap et à tenir compte des langues réellement utilisées sur le lieu de travail.

  • Nommer le danger: chute, produit chimique, machine, circulation, bruit, violence, surcharge ou fatigue.
  • Identifier le public: salariés, nouveaux arrivants, intérimaires, sous-traitants, encadrement ou télétravailleurs.
  • Proposer une conduite claire: prévenir, arrêter une tâche dangereuse, signaler ou demander une aide.
  • Montrer les protections collectives: elles doivent être privilégiées avant de compter uniquement sur le comportement individuel.
  • Prévoir un retour: les participants doivent savoir ce qui sera traité après l'action.

La communication sur la détresse psychologique demande une attention particulière. Elle doit orienter vers des interlocuteurs compétents et éviter toute culpabilisation. La Journée mondiale de la santé mentale et la Journée mondiale de la prévention du suicide permettent d'approfondir ces enjeux sans les réduire à des slogans.

Pourquoi le 28 avril est-il devenu un repère international ?

L'Organisation internationale du Travail a commencé à observer cette journée mondiale en 2003. Son action s'inscrit dans une histoire plus ancienne de mobilisation syndicale et de commémoration des victimes du travail autour du 28 avril. La journée a progressivement réuni mémoire, sensibilisation et promotion d'une culture de prévention.

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Mobilisations syndicales: le 28 avril s'affirme comme journée internationale de mémoire pour les travailleurs morts ou blessés au travail.

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2003: l'Organisation internationale du Travail commence à observer la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail.

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Depuis lors: des campagnes thématiques mettent en avant différentes dimensions de la prévention et du dialogue social.

L'OIT, institution spécialisée des Nations Unies, réunit des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs. Cette structure tripartite éclaire l'esprit de la journée: la sécurité et la santé au travail nécessitent des règles, des responsabilités patronales, la participation des travailleurs et une action publique cohérente.

La commémoration n'est donc ni une fête professionnelle ni une remise de prix. Elle rappelle que les atteintes à la santé liées au travail ne sont pas une fatalité. Cette logique rejoint la Journée mondiale de la sécurité des patients, centrée sur la réduction des préjudices évitables dans les soins.

Quels risques la sécurité et la santé au travail couvrent-elles ?

La prévention couvre les accidents soudains, les expositions durables et les effets de l'organisation du travail. Elle ne se limite pas au casque, au gilet ou aux machines. Les bureaux, véhicules, domiciles de particuliers et postes en télétravail présentent eux aussi des risques.

  • Risques mécaniques: machines, outils, heurts, coupures et écrasements.
  • Chutes: travail en hauteur, escaliers, sols encombrés ou glissants.
  • Risques chimiques et biologiques: substances dangereuses, poussières, agents infectieux ou déchets.
  • Contraintes physiques: bruit, vibrations, chaleur, froid, manutention et gestes répétitifs.
  • Déplacements: circulation interne, conduite professionnelle et trajets associés au travail.
  • Risques psychosociaux: intensité excessive, faible autonomie, conflits, violences, harcèlement ou insécurité professionnelle.
  • Organisation et horaires: travail de nuit, longues amplitudes, repos insuffisant et isolement.

La santé mentale appartient pleinement à la santé au travail. De même, les risques peuvent se combiner: la fatigue augmente par exemple la probabilité d'une erreur, tandis qu'une mauvaise organisation peut aggraver une exposition physique. La prévention doit donc examiner le système de travail dans son ensemble.

Certains enjeux concernent aussi les populations les plus vulnérables. La Journée mondiale contre le travail des enfants rappelle que la protection au travail est indissociable des droits fondamentaux et de l'interdiction des formes de travail dangereuses pour les enfants.

Quels principes structurent une prévention efficace ?

Prévenir consiste d'abord à éviter le risque, puis à agir à sa source avant de protéger individuellement la personne exposée. Il n'existe pas une liste internationale officielle et universelle appelée les « cinq principes » ou les « trois piliers » qui résumerait à elle seule toute la sécurité au travail. Ces formulations sont souvent des outils pédagogiques propres à un organisme.

En France, les principes généraux de prévention inscrits dans le Code du travail constituent un cadre de référence. Ils invitent notamment à éviter les risques, évaluer ceux qui ne peuvent être évités, les combattre à la source, adapter le travail à l'humain, tenir compte de l'évolution technique, remplacer ce qui est dangereux, planifier la prévention, privilégier la protection collective et donner des instructions appropriées.

Hiérarchie pratique des mesures:

  1. Supprimer le danger lorsque cela est possible.
  2. Remplacer un procédé, un produit ou un équipement par une solution moins dangereuse.
  3. Installer des protections techniques et collectives.
  4. Adapter l'organisation, les horaires, les effectifs et les procédures.
  5. Former, informer et fournir les équipements de protection individuelle nécessaires.

Les équipements individuels restent indispensables dans de nombreuses situations, mais ils ne doivent pas servir à compenser une organisation défaillante ou l'absence de protection collective.

La prévention doit aussi inclure l'apprentissage tiré des événements indésirables. Déclarer et analyser un accident ou un presque-accident permet de rechercher les causes techniques, humaines et organisationnelles. Pour les risques infectieux et l'hygiène, la Journée mondiale du lavage des mains offre un prolongement concret, tandis que la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments précise les enjeux des métiers de la chaîne alimentaire.

Comment agir en France et ailleurs dans le monde ?

Le principe international est commun, mais les actions sont adaptées aux lois, aux institutions et aux réalités professionnelles de chaque pays. En France, la journée peut s'intégrer à l'évaluation des risques, au dialogue social, aux actions du service de prévention et de santé au travail ou à une campagne interne. Ailleurs, elle peut prendre la forme de conférences nationales, d'inspections ciblées, de formations syndicales ou de campagnes sectorielles.

Comment ça se passe en France ?

  • Les employeurs peuvent relier l'action à l'évaluation des risques professionnels et au plan de prévention.
  • Les salariés et leurs représentants contribuent par leur connaissance du travail réel et des incidents.
  • Les services de prévention et de santé au travail peuvent informer, conseiller et accompagner les acteurs de l'entreprise.
  • Les campagnes peuvent cibler un secteur, comme le bâtiment, le soin, l'industrie, le transport ou l'agriculture.

Comment ça se passe dans le monde ?

  • L'OIT propose un thème et des ressources destinés à soutenir la mobilisation internationale.
  • Les gouvernements, organisations d'employeurs et syndicats adaptent les messages à leur contexte.
  • Des commémorations rendent hommage aux personnes mortes ou blessées au travail.
  • Les priorités varient selon les expositions, l'économie, le droit du travail et les capacités de prévention.

Une journée réussie ne se mesure pas au nombre d'affiches distribuées. Elle laisse une trace vérifiable: une protection réparée, une procédure simplifiée, un risque supprimé, un temps de repos réexaminé, une formation programmée ou une consultation engagée. La prévention quotidienne reste l'objectif central.

Trois blagues côté pause sécurité

  • Pourquoi le casque arrive-t-il toujours à l'heure ? Parce qu'il tient à rester en tête.
  • Le gilet fluorescent ne passe jamais inaperçu, c'est précisément son métier.
  • Une bonne consigne de sécurité ? Celle qu'on comprend avant d'en avoir besoin.
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INPRP Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 28 avril

16:9

Chaîne : INPRP Algérie · Durée : 4:53

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Les dimensions de la journée

Portée préventive 5/5

La prévention constitue le coeur de l'observance: identifier les dangers, évaluer les expositions et décider de mesures techniques, organisationnelles et humaines capables d'éviter les atteintes à la santé.

Mobilisation professionnelle 5/5

La journée concerne tous les secteurs et mobilise plusieurs acteurs du travail. Sa pertinence dépend toutefois d'actions adaptées aux métiers, aux statuts et aux situations réellement rencontrées.

Dimension internationale 5/5

Portée par l'Organisation internationale du Travail, l'observance fournit un cadre mondial. Les modalités restent nationales ou locales, car les règles et les risques diffèrent selon les pays.

Dimension commémorative 4/5

Le 28 avril honore également la mémoire des travailleurs morts ou blessés au travail. Cette dimension est importante, même si certaines campagnes institutionnelles mettent davantage l'accent sur la prévention.

Caractère festif 1/5

Il ne s'agit pas d'une fête au sens récréatif. Des formats conviviaux sont possibles, mais ils doivent respecter la gravité du sujet et conduire à des apprentissages ou décisions utiles.

Les repères durables de l'observance

Ce qui définit la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, indépendamment de ses campagnes thématiques.
Repère Réponse Portée pratique
Date 28 avril Date fixe observée tous les ans
Organisation de référence Organisation internationale du Travail Cadre international et ressources de sensibilisation
Finalité Prévenir les accidents et maladies liés au travail Agir sur les dangers, les expositions et l'organisation
Publics Travailleurs, employeurs, représentants et pouvoirs publics Responsabilité partagée avec des rôles distincts
Formats Ateliers, diagnostics, formations, campagnes et commémorations Actions adaptées au secteur et au travail réel
Périmètre Santé physique et mentale Risques immédiats, expositions durables et facteurs psychosociaux
Statut en France Journée de sensibilisation Ce n'est pas un jour férié

Questions fréquentes

Pourquoi la journée a-t-elle lieu le 28 avril ?

Le 28 avril est associé au mouvement international de commémoration des travailleurs morts ou blessés au travail. L'Organisation internationale du Travail a commencé à observer sa journée mondiale à cette date en 2003.

Qui a créé cette journée mondiale ?

L'Organisation internationale du Travail observe officiellement la Journée mondiale depuis 2003. Elle s'inscrit dans la continuité de mobilisations syndicales internationales antérieures autour du 28 avril.

Quel est l'objectif de cette journée ?

Elle promeut la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, une culture de sécurité et de santé, ainsi que le dialogue entre gouvernements, employeurs et travailleurs.

Quel est le thème de la journée ?

L'OIT peut retenir un thème de campagne différent selon les périodes. Le principe durable reste la prévention des accidents et maladies liés au travail. Il faut consulter les communications institutionnelles correspondant à la campagne recherchée.

Comment célébrer la journée en entreprise ?

Une entreprise peut organiser un diagnostic participatif, une visite de poste, une formation, une analyse de presque-accidents, une révision des consignes ou un échange sur les risques psychosociaux. L'action doit déboucher sur un suivi.

Quels sont les cinq principes de sécurité au travail ?

Il n'existe pas une liste universelle officielle limitée à cinq principes. Un résumé pratique consiste à supprimer le danger, substituer une solution moins dangereuse, protéger collectivement, adapter l'organisation, puis former et protéger individuellement.

Quels sont les trois piliers de la sécurité au travail ?

L'expression varie selon les organismes. On peut néanmoins distinguer la prévention technique, l'organisation du travail et la participation humaine. Ce résumé pédagogique ne remplace pas les obligations juridiques applicables.

Quelle différence avec la Journée mondiale de la santé ?

La Journée mondiale de la santé traite d'enjeux sanitaires généraux. Celle du 28 avril se concentre sur les accidents, maladies et conditions de santé associés au travail.

Quelle différence avec la Fête du Travail ?

Le 28 avril est une journée internationale de prévention et de mémoire. La Fête du Travail du 1er mai est, en France, un jour férié lié à l'histoire des revendications sociales.

Les risques psychosociaux font-ils partie de la santé au travail ?

Oui. Charge, autonomie, horaires, conflits, violences, harcèlement et insécurité professionnelle peuvent affecter la santé mentale et physique. Ils doivent être évalués et prévenus comme les autres risques professionnels.

Une semaine de la sécurité remplace-t-elle le 28 avril ?

Non, mais elle peut prolonger la mobilisation. Une organisation peut répartir ses ateliers sur plusieurs jours tout en conservant le 28 avril comme date internationale de référence.

Qui doit participer aux actions de prévention ?

La participation peut associer employeur, salariés, encadrement, représentants du personnel, service de prévention et de santé au travail, préventeurs et intervenants compétents. Les rôles et obligations de chacun restent distincts.

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