Pour souhaiter Roch Hachana simplement, dites « Shana tova », c'est-à-dire « bonne année ». Cette formule convient à presque tous les destinataires, à l'oral comme à l'écrit. On peut la développer en « Shana tova oumetouka », « une bonne et douce année », ou choisir une formule traditionnelle plus solennelle. La prononciation varie selon les familles et les traditions linguistiques : l'essentiel est de rester clair, respectueux et naturel.
Que signifie exactement « Shana tova » ?
Shana signifie « année » et tova signifie « bonne » en hébreu. La traduction la plus naturelle est donc « bonne année ». La formule ne correspond pas mot à mot à « joyeux Roch Hachana », même si cette expression française reste compréhensible.
Shana tova est un vœu bref, chaleureux et polyvalent. Il convient à un proche, à un collègue, à une connaissance ou à une famille. Il peut être employé seul dans un message, après une salutation ou à la fin d'une carte.
La variante « Shana tova oumetouka » ajoute l'idée d'une année douce : oumetouka signifie « et douce ». Elle est particulièrement chaleureuse sans devenir familière. Pour comprendre le contexte de la fête sans développer ici ses autres usages, consultez la page Roch Hachana - Nouvel An juif.
Comment prononcer les principales formules ?
Les indications suivantes sont des approximations adaptées aux francophones. Elles ne rendent pas toutes les nuances de l'hébreu et peuvent différer selon les prononciations ashkénazes, séfarades ou israéliennes.
- Shana tova : « cha-na to-va », avec l'accent généralement porté sur la dernière syllabe de chaque mot.
- Shana tova oumetouka : « cha-na to-va ou-mé-tou-ka ».
- Ketiva va'hatima tova : « ké-ti-va va-kha-ti-ma to-va ».
- Le-shana tova tikatevou vete'hatemou : « lé-cha-na to-va ti-ka-té-vou vé-té-kha-té-mou ».
- Gmar 'hatima tova : « gmar kha-ti-ma to-va ».
- Roch Hachana : approximativement « roch ha-cha-na », avec un son guttural dans la prononciation hébraïque.
Dans ces transcriptions, kh ou 'h représente un son guttural absent du français standard, proche de la jota espagnole ou du ch allemand de Bach. Il n'est pas nécessaire de le forcer : une prononciation douce reste parfaitement intelligible.
Roch Hachana, Rosh Hashana ou Rosh Hashanah ?
Ces graphies désignent toutes la même fête. Roch Hachana est courante en français, tandis que Rosh Hashana et Rosh Hashanah suivent des conventions de translittération plus fréquentes en anglais ou en hébreu romanisé. Dans un texte français, mieux vaut choisir une graphie et la conserver. Pour un message personnel, la graphie utilisée par le destinataire constitue souvent le choix le plus naturel.
Quelle formule choisir selon le contexte ?
Le niveau de formalité dépend davantage de la phrase qui entoure le vœu que de Shana tova lui-même. La formule hébraïque peut être insérée dans un message entièrement rédigé en français.
- Simple et universel : « Shana tova ! »
- Chaleureux : « Shana tova oumetouka à toi et à tes proches. »
- Professionnel : « Je vous souhaite une très belle fête de Roch Hachana et une bonne année. »
- Collectif : « Shana tova à toute votre famille. »
- Traditionnel : « Ketiva va'hatima tova », souhait d'une bonne inscription et d'un bon scellement.
- Développé : « Le-shana tova tikatevou vete'hatemou », formule collective souhaitant que les destinataires soient inscrits et scellés pour une bonne année.
La formule longue possède une portée religieuse plus marquée. Elle convient particulièrement lorsque l'on sait que le destinataire connaît cet usage. Dans un échange professionnel ou avec une personne dont on ignore le degré de pratique, Shana tova ou un vœu en français évite toute maladresse.
Quand envoyer ses vœux ?
Les vœux peuvent être adressés dans les jours précédant Roch Hachana, au début de la fête ou pendant celle-ci. Un message envoyé légèrement en avance est pratique lorsqu'on ne sait pas si le destinataire consultera son téléphone ou sa messagerie pendant la fête. Pour les aspects concrets liés aux usages pratiquants, le dossier sur les règles et la préparation de Roch Hachana apporte les précisions utiles.
Après Roch Hachana et à l'approche de Yom Kippour, on rencontre davantage « Gmar 'hatima tova », souhaitant un bon scellement final. Cette formule appartient à la période qui suit le début de l'année et ne remplace donc pas nécessairement Shana tova dans un message envoyé avant la fête.
Quelles erreurs de formulation éviter ?
La plupart des approximations sont accueillies avec bienveillance. Quelques précautions permettent néanmoins d'écrire un message plus juste :
- Ne traduisez pas Shana tova par « joyeux anniversaire » : la formule signifie « bonne année ».
- N'accumulez pas plusieurs translittérations différentes dans le même message.
- N'utilisez pas une longue formule religieuse si vous ne comprenez pas son sens ou si le contexte appelle un message sobre.
- Évitez de corriger la graphie choisie par votre interlocuteur : plusieurs translittérations sont légitimes.
- Ne confondez pas Shana tova, adapté à Roch Hachana, et Gmar 'hatima tova, davantage associé aux jours menant à Yom Kippour.
- Dans un cadre formel, accompagnez la formule hébraïque d'une phrase française claire plutôt que de miser sur une expression isolée.
Questions fréquentes
Peut-on simplement écrire « Bonne année » pour Roch Hachana ?
Oui. « Bonne année » transmet correctement le sens de Shana tova et convient lorsque l'on ne maîtrise pas l'hébreu. Pour lever toute ambiguïté, on peut écrire : « Bonne année à l'occasion de Roch Hachana ».
Faut-il accorder Shana tova selon le genre ou le nombre des destinataires ?
Non, la formule courte Shana tova peut être adressée telle quelle à une personne, à une famille ou à un groupe. Certaines formules longues comportent en revanche des formes grammaticales variables ; la forme collective est souvent la plus pratique.
Est-il approprié d'envoyer un vœu à une personne juive non pratiquante ?
Oui, à condition de rester sobre et de ne pas présumer de son rapport personnel à la fête. Un simple « Shana tova » ou « Je te souhaite une bonne année » constitue généralement une attention respectueuse.
Quelle formule employer dans un courriel professionnel ?
Une phrase en français suivie de Shana tova offre un bon équilibre : « Je vous souhaite une belle fête de Roch Hachana. Shana tova à vous et à vos proches. » Elle reste chaleureuse sans supposer une grande familiarité.
Comment répondre lorsqu'une personne dit « Shana tova » ?
On peut répondre simplement « Shana tova » ou « Shana tova à vous aussi ». Une réponse plus chaleureuse peut reprendre « Shana tova oumetouka », en souhaitant à son tour une année bonne et douce.