Abolition de l'esclavage en Guyane : date et histoire

L'abolition de l'esclavage en Guyane est commémorée le 10 juin, jour férié sur l'ensemble du territoire guyanais. Cette date rappelle la proclamation locale, le 10 juin 1848, du décret français d'abolition adopté le 27 avril 1848. Elle rend hommage aux personnes réduites en esclavage, à leurs résistances et à leur accès à la liberté, tout en invitant à transmettre l'histoire de la traite et de l'esclavage colonial.

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Une date fixe et territoriale

La commémoration revient chaque 10 juin et constitue un jour férié en Guyane. Son statut ne s'étend pas automatiquement à la métropole. La date rappelle la proclamation locale de l'abolition en 1848.

Du décret à la proclamation

Le Gouvernement provisoire adopta le décret d'abolition le 27 avril 1848. En Guyane, le commissaire général André-Aimé Pariset le proclama le 10 juin. Ce décalage explique le choix du repère commémoratif local.

Deux abolitions à distinguer

La Convention abolit une première fois l'esclavage en 1794, mais cette liberté fut remise en cause sous le Consulat. L'abolition de 1848 mit définitivement fin au statut légal d'esclave dans les colonies françaises.

Une journée de mémoire

Le 10 juin rend hommage aux victimes de la traite et de l'esclavage, mais aussi aux résistances individuelles et collectives. Cérémonies, archives, enseignement et expressions culturelles contribuent à transmettre cette histoire.

Des calendriers différents

La Guyane, la Martinique, la Guadeloupe, Mayotte et La Réunion ne commémorent pas l'abolition à la même date. Chaque calendrier renvoie à une proclamation, une émancipation ou une trajectoire historique propre au territoire.

Réponse directe : en Guyane, l'abolition de l'esclavage est commémorée chaque 10 juin. La date ne change pas selon les années et la journée est fériée sur le territoire guyanais. Elle correspond à la proclamation locale, le 10 juin 1848, du décret d'abolition adopté par le Gouvernement provisoire de la Deuxième République le 27 avril 1848.

Cette commémoration ne célèbre pas un événement abstrait. Elle honore les femmes, les hommes et les enfants soumis à l'esclavage, reconnaît leurs résistances et rappelle que l'accès effectif à la liberté a dépendu de décisions prises et appliquées à des dates différentes selon les colonies.

Pourquoi le 10 juin est-il férié en Guyane ?

Le 10 juin est férié parce qu'il constitue la date commémorative propre à la Guyane pour l'abolition de l'esclavage. Il s'agit d'une date fixe : elle revient tous les ans le 10 juin, quel que soit le jour de la semaine. Son caractère férié est territorial, et non national. En métropole, le 10 juin n'est donc pas automatiquement chômé.

Le calendrier français distingue plusieurs dates liées à la mémoire de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions. Cette pluralité reflète le décalage entre l'adoption du décret du 27 avril 1848 à Paris, son arrivée dans les colonies et sa proclamation locale. En Guyane, le commissaire général de la République André-Aimé Pariset proclama l'abolition le 10 juin 1848.

  • Date : le 10 juin.
  • Récurrence : annuelle et fixe.
  • Territoire concerné : l'ensemble de la Guyane.
  • Statut : jour férié local.
  • Événement rappelé : la proclamation de l'abolition en Guyane en 1848.
  • Portée : mémoire des victimes, reconnaissance des résistances et transmission historique.

Cette organisation territoriale existe aussi ailleurs en outre-mer. La commémoration de l'abolition en Martinique, celle de Guadeloupe et Saint-Martin et la Fèt Kaf à La Réunion possèdent leurs propres dates et contextes. Ces journées ne sont pas interchangeables.

Pourquoi les dates d'abolition diffèrent-elles selon les territoires ?

Les dates diffèrent parce que le décret de 1848 n'a pas été proclamé partout au même moment. Au XIXe siècle, les nouvelles et les actes officiels voyageaient par bateau. Les situations politiques locales, les mobilisations et les décisions des autorités ont également pesé sur le calendrier réel de l'émancipation.

Il faut ainsi distinguer trois niveaux : la décision prise par le pouvoir central, sa proclamation dans chaque colonie et les commémorations publiques fixées ultérieurement. Pour la Guyane, le repère mémoriel retenu est la proclamation du 10 juin 1848. Pour d'autres territoires, une autre étape locale a été choisie.

Trois calendriers à ne pas confondre

  1. Le calendrier juridique : le décret d'abolition est adopté le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire.
  2. Le calendrier local : le texte est reçu puis proclamé dans chaque colonie, avec des décalages.
  3. Le calendrier commémoratif : une date annuelle est consacrée à la mémoire de l'abolition dans le territoire concerné.

La France possède aussi une journée nationale consacrée aux mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, distincte des jours fériés ultramarins. A l'échelle internationale, la commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique porte une mémoire mondiale, tandis que la Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage attire l'attention sur les formes contemporaines d'exploitation. Leur objet n'est donc pas identique à celui du 10 juin guyanais.

Que s'est-il passé en Guyane en 1848 ?

Le 10 juin 1848, André-Aimé Pariset proclame en Guyane l'abolition décidée par le décret du 27 avril. Ce texte affirme que l'esclavage constitue une atteinte à la dignité humaine et organise sa suppression dans les colonies et possessions françaises.

L'abolition transforme le statut juridique des personnes jusque-là maintenues en esclavage. Cependant, elle n'efface ni les violences antérieures, ni les inégalités économiques, foncières et sociales héritées du système colonial. Comprendre 1848 suppose donc de tenir ensemble deux réalités : une rupture juridique majeure et la persistance durable des rapports de domination.

Repère essentiel : l'abolition ne fut pas seulement accordée depuis Paris. Les résistances des personnes esclavisées, les marronnages, les révoltes, les revendications abolitionnistes et les bouleversements politiques ont contribué à rendre le système esclavagiste contesté puis intenable.

Le cas guyanais s'inscrit dans un ensemble colonial plus vaste, mais il possède sa propre chronologie. La proximité du Suriname et du Brésil, les circulations sur le plateau des Guyanes, les communautés marronnes et la géographie amazonienne donnent à cette histoire une dimension régionale particulière. La comparaison aide à comprendre les circulations, à condition de ne pas fondre des trajectoires différentes dans un seul récit.

Pourquoi parle-t-on d'une première abolition en 1794 ?

Parce que la Convention nationale abolit une première fois l'esclavage dans les colonies françaises le 4 février 1794. Cette décision révolutionnaire fut proclamée en Guyane en juin 1794. Elle accordait la citoyenneté aux personnes auparavant réduites en esclavage, mais son application fut inégale dans l'empire colonial.

Cette première abolition ne fut pas durable. Sous le Consulat, la loi du 20 mai 1802 maintint l'esclavage là où il n'avait pas été aboli, tandis que des mesures de rétablissement furent imposées dans d'autres colonies. En Guyane, le retour à un régime servile passa par des dispositions locales et coercitives. L'esclavage y fut ensuite maintenu jusqu'à la seconde abolition de 1848.

1794

La Convention abolit l'esclavage dans les colonies françaises. La décision est proclamée en Guyane quelques mois après le vote parisien.

1802

Le pouvoir consulaire engage le rétablissement de l'ordre esclavagiste colonial. La liberté issue de la Révolution est remise en cause.

1848

Le Gouvernement provisoire adopte le décret du 27 avril. André-Aimé Pariset le proclame en Guyane le 10 juin.

1981

Le 10 juin devient le repère annuel officiel de la commémoration en Guyane.

La succession abolition, rétablissement, abolition définitive explique pourquoi 1794 et 1848 apparaissent ensemble dans les récits historiques. Elle rappelle aussi qu'un changement juridique peut être renversé lorsque les institutions et les rapports de force ne le protègent pas. D'autres commémorations nationales, comme l'Armistice du 11 novembre, montrent également comment une date publique condense une histoire plus longue que l'événement retenu.

Que signifie aujourd'hui la commémoration du 10 juin ?

Le 10 juin associe hommage, histoire et vigilance civique. La journée rend d'abord hommage aux victimes de la traite et de l'esclavage colonial. Elle met aussi en valeur les résistances : refus du travail imposé, préservation de liens familiaux et culturels, fuites, marronnage, révoltes et luttes politiques.

La commémoration permet ensuite d'interroger les héritages de l'esclavage. Les noms de famille, les archives d'état civil, l'accès à la terre, les mémoires familiales et les représentations publiques sont autant de sujets liés à l'après-abolition. Le passage de personnes esclavisées au statut de citoyens libres n'a pas supprimé instantanément les structures économiques héritées des plantations.

Des symboles sobres pour transmettre la mémoire

  • La chaîne brisée représente la fin du statut servile.
  • La lumière ou la bougie exprime le recueillement et la transmission.
  • Les fleurs accompagnent les hommages aux victimes et aux résistants.
  • Les archives donnent accès aux noms, aux parcours et aux actes officiels.
  • Les monuments inscrivent la mémoire dans l'espace public.
  • Les chants et les tambours peuvent porter des mémoires culturelles vivantes, selon les cérémonies et les initiatives locales.

Cette fonction civique rapproche le 10 juin d'autres temps de mémoire, sans les confondre. La commémoration du génocide arménien ou la mémoire des victimes de l'Holocauste reposent elles aussi sur l'articulation entre hommage, connaissance historique et prévention, mais chacune répond à une histoire précise.

Comment participer avec justesse à cette journée de mémoire ?

La participation la plus juste consiste à s'informer, écouter et transmettre sans transformer la commémoration en fête commerciale. Les cérémonies officielles, rencontres culturelles, conférences, expositions, lectures d'archives et parcours patrimoniaux peuvent varier selon les communes et les institutions.

  1. Consulter le programme publié par la commune, un musée, une bibliothèque ou une institution culturelle.
  2. Assister à une cérémonie ou à un dépôt de fleurs dans une attitude de recueillement.
  3. Lire le décret du 27 avril 1848 et replacer ses termes dans leur contexte.
  4. Découvrir des archives portant les noms et parcours de personnes concernées.
  5. Ecouter des historiens, des associations mémorielles et des acteurs culturels guyanais.
  6. Expliquer aux enfants la différence entre esclavage, traite, abolition et liberté.
  7. Comparer les chronologies de Guyane, des Antilles, de La Réunion et des pays voisins.
  8. Eviter les images violentes utilisées sans contexte et les reconstitutions sensationnalistes.

Dans un cadre scolaire, une frise chronologique, l'analyse d'un acte officiel et l'étude d'un parcours individuel permettent d'éviter un récit limité aux grandes figures politiques. La Journée des droits de l'homme peut prolonger cette réflexion sur l'égalité juridique, les libertés fondamentales et les formes actuelles de servitude.

Comment ça se passe en France ?

  • La Guyane commémore l'abolition le 10 juin, qui y est férié.
  • D'autres territoires ultramarins disposent de dates locales différentes, liées à leur propre chronologie.
  • Une journée nationale des mémoires complète ces commémorations territoriales sans les remplacer.
  • Des cérémonies, expositions, rencontres scolaires et manifestations culturelles assurent la transmission.

Comment ça se passe dans le monde ?

  • Chaque pays possède une chronologie abolitionniste liée à son histoire politique et coloniale.
  • Haïti occupe une place majeure par la révolution qui conduisit à l'indépendance et à la rupture avec l'ordre esclavagiste colonial.
  • Le Suriname, voisin de la Guyane, commémore sa propre abolition selon son histoire néerlandaise.
  • Des journées internationales abordent la traite transatlantique, ses victimes et les formes contemporaines d'esclavage.

Quelles confusions faut-il éviter à propos du 10 juin ?

Le 10 juin ne commémore ni la fermeture du bagne de Guyane, ni une abolition mondiale survenue en un seul jour. Le bagne appartient à une autre période de l'histoire pénale et coloniale. Son association fréquente à la Guyane explique la confusion, mais il n'est pas à l'origine de ce jour férié.

  • Confondre 1794 et 1848 : 1794 correspond à la première abolition française, ensuite remise en cause ; 1848 marque l'abolition définitive dans les colonies françaises.
  • Confondre décret et proclamation : le décret fut adopté à Paris le 27 avril 1848, puis proclamé en Guyane le 10 juin.
  • Parler d'une date française unique : plusieurs dates commémoratives coexistent selon les territoires.
  • Réduire l'histoire à un seul décideur : l'abolition résulte aussi des résistances des personnes esclavisées et des luttes abolitionnistes.
  • Présenter la liberté comme immédiatement égalitaire : l'abolition juridique n'a pas effacé d'un coup les inégalités sociales et économiques.
  • Confondre mémoire et célébration légère : la journée associe dignité, hommage, culture et transmission.

La comparaison avec l'abolition de l'esclavage à Mayotte confirme que le cadre français rassemble des trajectoires régionales distinctes. Une date commémorative prend tout son sens lorsqu'elle est reliée aux personnes concernées, à la chronologie locale et aux conséquences durables de l'événement.

Trois sourires, à part des faits historiques

  • Pourquoi l'historien garde-t-il son calendrier ? Parce que chaque date compte.
  • La chaîne brisée est mauvaise en bricolage, mais excellente comme symbole.
  • Le 10 juin ne bouge jamais : c'est le rendez-vous le plus ponctuel de Guyane.
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L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE EN GUYANE N'A PAS EU LIEU LE 10 JUIN 1848

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Chaîne : Ròt Kozé · Durée : 9:11

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Les dimensions essentielles du 10 juin

Portée mémorielle 5/5

La journée place au premier plan les victimes, les résistances et la transmission entre générations. Le recueillement et la connaissance historique en constituent les dimensions centrales.

Importance historique 5/5

La proclamation de 1848 marque une rupture juridique fondamentale en Guyane. Elle doit toutefois être replacée entre la première abolition de 1794, son renversement et les héritages postérieurs.

Ancrage territorial 5/5

Le 10 juin est spécifiquement lié à la chronologie guyanaise et possède le statut de jour férié local. Cet ancrage distingue la commémoration des journées nationales ou internationales.

Dimension culturelle 4/5

Cérémonies, créations, chants, expositions et rencontres peuvent faire vivre la mémoire. Les formes observées varient selon les communes, les institutions et les initiatives associatives.

Caractère festif 2/5

Des expressions culturelles et collectives peuvent accompagner la journée, mais sa finalité première reste commémorative. Une approche digne et contextualisée convient mieux qu'une célébration commerciale.

Les principaux repères de l'abolition en Guyane

Chronologie et portée durable des étapes à distinguer
Repère Ce qu'il désigne Pourquoi il compte
4 février 1794 Première abolition votée par la Convention nationale Elle établit une première rupture révolutionnaire avec l'ordre esclavagiste colonial.
Juin 1794 Proclamation de la première abolition en Guyane Elle applique localement la décision de la Convention, avant sa remise en cause.
1802 Retour progressif à un ordre servile sous le Consulat Cette étape explique pourquoi l'histoire française compte deux abolitions.
27 avril 1848 Adoption du décret d'abolition par le Gouvernement provisoire Le texte supprime l'esclavage dans les colonies et possessions françaises.
10 juin 1848 Proclamation du décret en Guyane par André-Aimé Pariset Cette date est devenue le repère commémoratif propre à la Guyane.
10 juin, chaque année Jour férié et journée de mémoire en Guyane La récurrence fixe permet l'hommage, l'enseignement et la transmission historique.

Questions fréquentes

Quelle est la date de l'abolition de l'esclavage en Guyane ?

La commémoration a lieu le 10 juin. Elle rappelle la proclamation en Guyane, le 10 juin 1848, du décret d'abolition adopté à Paris le 27 avril 1848.

Pourquoi le 10 juin est-il férié en Guyane ?

Le 10 juin est férié en Guyane parce qu'il commémore la proclamation locale de l'abolition de l'esclavage en 1848. Ce jour férié est territorial et ne s'applique pas automatiquement à la métropole.

Que s'est-il passé le 10 juin 1848 en Guyane ?

Le commissaire général de la République André-Aimé Pariset proclama l'abolition de l'esclavage en Guyane, en application du décret adopté par le Gouvernement provisoire le 27 avril 1848.

Qui a aboli l'esclavage en Guyane ?

L'abolition de 1848 résulte d'un décret du Gouvernement provisoire de la Deuxième République, préparé sous l'impulsion de la commission présidée par Victor Schoelcher, puis proclamé localement par André-Aimé Pariset. Elle doit aussi être comprise à la lumière des résistances des personnes esclavisées et des luttes abolitionnistes.

Pourquoi parle-t-on aussi de l'année 1794 ?

La Convention nationale abolit une première fois l'esclavage le 4 février 1794. Cette abolition fut proclamée en Guyane quelques mois plus tard, mais elle fut ensuite remise en cause sous le Consulat.

Napoléon Bonaparte a-t-il rétabli l'esclavage en Guyane ?

Sous le Consulat dirigé par Napoléon Bonaparte, la politique coloniale rétablit ou maintint l'ordre esclavagiste selon les territoires. En Guyane, des mesures coercitives locales supprimèrent progressivement les libertés issues de 1794.

Pourquoi les territoires d'outre-mer n'ont-ils pas la même date ?

Le décret du 27 avril 1848 parvint et fut proclamé à des moments différents selon les colonies. Les dates commémoratives retiennent donc des étapes locales propres à chaque territoire.

Le 10 juin est-il férié dans toute la France ?

Non. Le 10 juin est un jour férié propre à la Guyane. Les autres territoires français suivent leur calendrier habituel ou leur propre date locale de commémoration.

Le 10 juin célèbre-t-il la fermeture du bagne de Cayenne ?

Non. Le bagne relève d'une autre histoire pénale et coloniale. Le jour férié du 10 juin est directement lié à l'abolition de l'esclavage en Guyane.

Comment l'abolition est-elle commémorée en Guyane ?

Les formes varient selon les lieux : cérémonies officielles, dépôts de fleurs, conférences, expositions, lectures d'archives, projets scolaires, rencontres culturelles et manifestations artistiques peuvent accompagner la journée.

Quelle différence existe-t-il entre traite, esclavage et abolition ?

La traite désigne le commerce et la déportation de personnes mises en esclavage. L'esclavage est le système juridique, économique et social qui les prive de liberté. L'abolition supprime légalement ce statut, sans effacer immédiatement tous ses héritages.

L'abolition de 1848 a-t-elle créé une égalité immédiate ?

Elle a supprimé le statut légal d'esclave et constitué une rupture fondamentale. Elle n'a toutefois pas fait disparaître immédiatement les inégalités économiques, sociales, foncières et politiques héritées de la société coloniale.

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