Activités sur l'amitié pour l'école et les groupes
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Pour organiser une activité sur l'amitié, choisissez un exercice adapté à l'âge, annoncez une règle de respect et prévoyez toujours un temps de verbalisation. Les cinq fiches suivantes sont utilisables en classe, en accueil de loisirs ou dans un groupe d'enfants. Elles demandent peu de matériel et peuvent durer de 15 à 60 minutes. Elles permettent d'aborder l'entraide, l'écoute, les limites personnelles et l'inclusion sans obliger les participants à désigner leurs amis.

Avant l'activité: installer un cadre inclusif

Une animation sur l'amitié ne doit pas devenir un concours de popularité. Il est préférable de parler de comportements amicaux plutôt que de demander «qui est ton meilleur ami?». Un enfant doit pouvoir participer sans raconter sa vie privée, sans être touché et sans recevoir de jugement sur ses relations.

On peut apprendre à agir de manière amicale sans devoir prouver que l'on a des amis.

  • Autoriser chacun à passer son tour ou à répondre par un exemple imaginaire.
  • Interdire les moqueries, les classements et les exclusions nominatives.
  • Ne pas imposer de contact physique. Ce principe vaut aussi pour une activité liée à la Journée internationale des câlins.
  • Composer les équipes par tirage au sort ou rotation plutôt que par affinités affichées.
  • Prévoir une production individuelle si parler devant le groupe est difficile.

Ces activités peuvent accompagner la Journée internationale de l'amitié, mais elles restent pertinentes toute l'année pour travailler le climat du groupe.

Fiches pour les enfants de 4 à 7 ans

1. La fresque des gestes amicaux

Objectif: reconnaître des actions simples qui font du bien aux autres. Matériel: grande feuille, crayons, images ou magazines facultatifs. Durée: 20 à 35 minutes.

  1. Demander ce qu'une personne peut faire pour aider, accueillir ou consoler quelqu'un.
  2. Reformuler chaque proposition sous forme d'action observable: prêter, écouter, inviter à jouer, attendre son tour ou demander pardon.
  3. Faire dessiner ou coller une action par enfant sur la fresque.
  4. Regrouper les dessins et donner un titre collectif à la réalisation.

Inclusion: ne pas représenter uniquement des duos. Ajouter des scènes de groupe, des personnages différents et des activités accessibles de plusieurs façons. Cette approche rejoint les questions de relations et d'entraide abordées lors de la Journée internationale des familles, sans confondre liens familiaux et amicaux.

Verbalisation: «Quel geste peut-on essayer aujourd'hui?» et «Comment sait-on que notre aide est souhaitée?»

2. Le feu tricolore des situations

Objectif: distinguer un comportement agréable, incertain ou inacceptable. Matériel: trois cartons vert, orange et rouge. Durée: 15 à 25 minutes.

  1. Présenter une situation brève: partager un jeu, révéler un secret, insister pour faire un câlin, rire d'une erreur ou inviter une personne isolée.
  2. Chaque enfant choisit une couleur: vert si la situation respecte chacun, orange s'il manque des informations, rouge si une limite est franchie.
  3. Demander quelques explications sans chercher une réponse unanime.
  4. Imaginer une manière de transformer les situations orange ou rouges.

Inclusion: employer des personnages fictifs et rappeler que l'intention gentille ne suffit pas si l'autre personne dit non. Verbalisation: «Quelle question pourrait-on poser avant d'agir?» Cette réflexion peut aussi ouvrir sur la Journée internationale des personnes non binaires, notamment pour apprendre à respecter le prénom, l'identité et la manière dont chacun souhaite être désigné.

Fiches pour les enfants de 8 à 11 ans

3. Le défi de coopération

Objectif: expérimenter l'écoute et la répartition des rôles. Matériel: papier, ruban adhésif et quelques objets légers. Durée: 25 à 45 minutes.

  1. Former des équipes de trois à cinq personnes.
  2. Donner une mission commune, par exemple construire une structure capable de porter un crayon.
  3. Attribuer des rôles temporaires: gardien du temps, responsable du matériel, observateur de la parole et constructeur.
  4. A mi-parcours, faire tourner les rôles afin que personne ne reste cantonné à une seule fonction.
  5. Tester les réalisations sans établir de classement général.

Inclusion: valoriser l'organisation, les idées et l'encouragement autant que le résultat manuel. Proposer des outils adaptés et laisser une personne observer avant d'agir. Durée adaptable: réduire la construction à dix minutes ou ajouter un second essai après discussion.

Verbalisation: «Quand vous êtes-vous sentis écoutés?» et «Qu'est-ce qui a permis de résoudre un désaccord?» Le même dispositif convient à un travail sur la coopération lors de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix.

4. Le cercle des points communs et des différences

Objectif: comprendre qu'une relation peut se construire sans ressemblance totale. Matériel: feuilles et crayons. Durée: 25 à 40 minutes.

  1. Chacun note ou dessine trois goûts, habitudes ou activités qu'il accepte de partager.
  2. En petits groupes, les participants cherchent un point commun et une différence.
  3. Ils inventent une activité où les préférences de chacun peuvent coexister.
  4. Chaque groupe présente sa proposition sans nommer d'information privée.

Inclusion: écarter les questions portant sur le corps, la religion, la situation familiale ou les ressources matérielles, sauf si une personne choisit elle-même d'en parler. Ne jamais demander à un enfant de représenter une communauté. Ces précautions font écho aux apprentissages associés à la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement.

Verbalisation: «Une différence empêche-t-elle toujours de jouer ensemble?» et «Comment proposer sans imposer?»

Une activité pour les préadolescents et adolescents

5. Le conseil des dilemmes amicaux

Objectif: argumenter face à une situation relationnelle complexe et distinguer soutien, loyauté et respect des limites. Matériel: cartes préparées avec des dilemmes fictifs. Durée: 30 à 60 minutes.

Exemples de dilemmes: un camarade demande de garder un secret préoccupant; un groupe exclut quelqu'un d'une conversation; une plaisanterie blesse malgré une intention humoristique; deux amis veulent obliger une troisième personne à choisir un camp.

  1. Lire un dilemme sans demander de témoignage personnel.
  2. Identifier les besoins et les limites de chaque personnage.
  3. Proposer plusieurs réactions possibles et leurs conséquences.
  4. Chercher une réponse qui protège les personnes sans humilier ni isoler.
  5. Préciser dans quels cas l'aide d'un adulte de confiance devient nécessaire.

Inclusion: autoriser une contribution écrite anonyme et ne jamais transformer l'exercice en règlement d'un conflit réel. Verbalisation: «Aider un ami signifie-t-il toujours garder son secret?» et «Comment refuser une demande tout en respectant la relation?» Pour prolonger la réflexion sur les préjugés et l'exclusion, le groupe peut travailler à partir de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.

Adapter la séance au temps disponible

En 15 minutes, retenez une seule situation, un vote ou un dessin, puis une question finale. En 30 minutes, ajoutez un échange en binômes avant la mise en commun. Sur une heure, prévoyez une seconde tentative, une production collective et un engagement concret pour la vie du groupe.

Quel que soit le format, terminez par trois étapes: nommer ce qui a été appris, laisser chacun exprimer ou écrire un ressenti, puis choisir une action réalisable. L'animateur peut conserver les idées générales, mais ne doit pas afficher une confidence ou attribuer publiquement une difficulté à un enfant.

EN VIDÉO

Définition de la coopération à l'école Sylvain Connac

16:9

Chaîne : Pédagogies Actives · Durée : 4:40

Questions fréquentes

Quelle activité sur l'amitié choisir en maternelle?

La fresque des gestes amicaux convient bien aux jeunes enfants, car elle part d'actions concrètes et peut être réalisée par le dessin. Limitez la séance à quelques exemples simples, comme attendre son tour, proposer de jouer ou écouter une personne triste.

Comment parler d'amitié sans mettre à l'écart un enfant isolé?

Parlez de comportements amicaux et de situations fictives plutôt que du nombre d'amis de chacun. Evitez les binômes choisis publiquement, les portraits de «meilleurs amis» et les questions sur la vie privée. Autorisez aussi une réponse dessinée, écrite ou imaginaire.

Combien de temps prévoir pour une animation?

Une activité courte peut durer 15 à 20 minutes si elle comprend une consigne, une réalisation simple et une question finale. Pour une coopération en équipe ou un dilemme argumenté, prévoyez plutôt 30 à 60 minutes, avec un temps distinct pour le retour d'expérience.

Faut-il intervenir si un conflit réel apparaît pendant l'activité?

Oui, mais sans organiser son règlement devant tout le groupe. Stoppez les accusations nominatives, rappelez le cadre et proposez aux personnes concernées un échange séparé avec un adulte responsable. Une activité collective ne remplace pas l'accompagnement individuel d'une situation de harcèlement ou de violence.

Comment évaluer une activité sur l'amitié?

N'évaluez pas la popularité ni les relations personnelles. Observez plutôt des compétences repérables: écouter sans interrompre, proposer sans imposer, exprimer un désaccord respectueux, répartir les rôles et identifier quand demander de l'aide.

Peut-on utiliser ces activités avec un groupe qui se connaît peu?

Oui. Commencez par une tâche centrée sur des personnages fictifs ou une construction coopérative. Evitez les confidences et les contacts physiques. Les échanges plus personnels peuvent venir ensuite, uniquement si le cadre est sûr et si chacun reste libre de ne pas répondre.

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