Pour communiquer avec justesse, indiquez que la Journée internationale de la conscience est observée le 5 avril et qu'elle a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies. Reliez ensuite votre message à une action concrète, même modeste. N'attribuez pas de caractère officiel à un symbole créé pour votre campagne, recueillez les autorisations nécessaires avant de diffuser des images et vérifiez que chaque partenariat respecte l'objet de l'observance.
Rappeler la date et l'attribution sans ambiguïté
La formulation la plus sûre est simple : « La Journée internationale de la conscience est observée chaque 5 avril. Elle a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies. » La proclamation résulte de la résolution 73/329, adoptée en 2019. Il n'est pas nécessaire de résumer toute l'histoire de l'observance dans une affiche ou une publication courte.
Une collectivité, une école, une association ou une entreprise ne doit pas laisser entendre qu'elle représente les Nations Unies, qu'elle agit sous leur patronage ou qu'elle participe à un programme officiel sans autorisation explicite. « A l'occasion de la journée » convient mieux que « campagne officielle de l'ONU ». Les informations essentielles sur la Journée internationale de la conscience peuvent être indiquées dans un lien d'accompagnement.
Veillez également à ne pas confondre cette observance avec la Journée mondiale de la paix ou la Journée internationale de la non-violence. Leurs thèmes peuvent se rejoindre, mais leurs intitulés, leurs dates et leurs cadres respectifs restent distincts.
Construire un message relié à un engagement réel
Un message responsable ne se limite pas à une formule générale sur la paix ou la bienveillance. Il précise ce que l'organisation propose, à qui l'action s'adresse et ce qui pourra effectivement être réalisé. L'engagement peut prendre la forme d'un temps d'écoute, d'une charte interne révisée, d'un soutien matériel, d'une rencontre ou d'une consultation.
La portée du message doit rester proportionnée à la réalité de l'action annoncée.
Avant publication, vérifiez les éléments suivants :
- L'objectif : le public comprend-il ce que la campagne cherche à faire évoluer ?
- L'action : une modalité concrète, une durée et un responsable sont-ils identifiables ?
- L'accès : les conditions de participation et les éventuelles limites sont-elles annoncées clairement ?
- Le suivi : pourra-t-on rendre compte du résultat sans exagération ?
- Le ton : le texte invite-t-il à réfléchir et à agir sans culpabiliser ni récupérer la parole des participants ?
Une collecte peut par exemple être rapprochée de la solidarité humaine, tandis qu'une rencontre entre groupes gagne à définir précisément ce qu'elle entend favoriser. Le vocabulaire du vivre-ensemble en paix ne doit pas servir à masquer des désaccords, des exclusions ou l'absence de dispositif d'écoute.
Employer les symboles et les visuels avec prudence
Une colombe, une lumière, des mains ouvertes, un cercle ou une couleur peuvent illustrer une campagne, mais leur emploi ne les transforme pas en emblèmes officiels de la journée. Présentez-les comme un choix graphique propre à l'organisateur. Ne reproduisez pas l'emblème des Nations Unies et ne suggérez pas une validation institutionnelle qui n'existe pas.
Contrôler ce que le visuel laisse entendre
- Ajoutez le nom de l'organisateur de façon lisible.
- Distinguez clairement le titre de l'observance du slogan de campagne.
- Evitez les uniformes, sceaux, drapeaux ou compositions pouvant simuler une communication officielle.
- Vérifiez les droits attachés aux photographies, illustrations, polices et musiques utilisées.
- Fournissez un texte alternatif utile pour les images diffusées en ligne.
Si la campagne évoque la fraternité humaine, choisissez des images qui ne réduisent pas la diversité à quelques silhouettes stéréotypées. Une représentation sobre et contextualisée est généralement plus fidèle qu'une accumulation de symboles universels supposés.
Protéger l'image et la parole des participants
La participation à une activité n'équivaut pas automatiquement à l'acceptation d'être photographié, enregistré ou cité publiquement. Avant la prise de vue, expliquez les supports prévus, l'étendue de la diffusion et la durée envisagée. Recueillez une autorisation adaptée au contexte et au droit applicable. Pour les mineurs, anticipez les autorisations requises auprès de leurs représentants légaux et tenez compte de leur propre refus.
Prévoyez une solution réelle pour les personnes qui ne souhaitent pas apparaître : zone sans prise de vue, cadrage de dos, plans sur les supports ou photographie prise après leur départ. Pour un témoignage sensible, l'anonymisation ne consiste pas seulement à retirer le nom. Un lieu, une fonction ou un détail biographique peut suffire à identifier la personne.
Le consentement doit rester dissocié de l'accès à l'activité. Une personne ne devrait pas être mise à l'écart parce qu'elle refuse une photo. Cette vigilance est particulièrement importante lorsqu'un employeur, une école ou une institution dispose d'une autorité sur les participants.
Evaluer la cohérence d'un partenariat
Un partenaire apporte parfois un lieu, des moyens, une expertise ou une audience. Sa présence ne doit toutefois ni détourner l'observance vers une opération promotionnelle, ni contredire ouvertement le message annoncé. L'évaluation porte sur la relation concrète, pas seulement sur la réputation générale de l'organisation.
- Examiner l'objet commun : le partenaire contribue-t-il réellement à l'action présentée ?
- Définir les rôles : qui décide du contenu, finance, intervient et répond aux questions ?
- Encadrer la visibilité : la place des logos et des prises de parole reste-t-elle proportionnée ?
- Repérer les contradictions : des pratiques connues rendent-elles le message manifestement incohérent ?
- Prévoir une sortie : existe-t-il une procédure si un engagement n'est pas respecté ?
- Rendre les intérêts lisibles : le financement ou l'apport en nature doit-il être signalé au public ?
Enfin, évitez de remplacer l'action par un affichage de valeurs. Une campagne sobre, documentée et suivie est plus crédible qu'une multiplication de logos. Si le partenariat revendique la gentillesse comme principe, la Journée internationale de la gentillesse rappelle aussi l'importance de distinguer une attitude relationnelle d'un engagement institutionnel vérifiable.
Interview avec Alphadi sur la culture de la paix
Questions fréquentes
Quelle mention courte utiliser sur une affiche ?
Une mention exacte peut être : « 5 avril, Journée internationale de la conscience, proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies. » Ajoutez séparément le nom de l'organisateur et la nature de l'action afin de ne pas suggérer un événement officiel des Nations Unies.
Peut-on créer un logo pour une campagne locale ?
Oui, à condition de le présenter comme l'identité visuelle de la campagne ou de l'organisateur, et non comme le logo officiel de la journée. Il ne doit pas reprendre l'emblème des Nations Unies ni créer une confusion sur un éventuel patronage institutionnel.
Faut-il obtenir une autorisation pour publier une photo de groupe ?
Le caractère collectif de la photo ne dispense pas automatiquement de vérifier les droits des personnes reconnaissables. Informez les participants avant la prise de vue, précisez les usages prévus et recueillez les autorisations nécessaires selon le contexte et le droit applicable. Une solution sans exposition doit être proposée aux personnes qui refusent.
Comment éviter qu'une entreprise transforme la journée en opération publicitaire ?
La communication doit mettre l'action, ses bénéficiaires et ses modalités avant la marque. Limitez la place des logos, évitez les promesses générales impossibles à vérifier et publiez un bilan factuel. La vente d'un produit ou la seule valorisation de l'employeur ne constitue pas, à elle seule, une contribution cohérente.
Quels critères appliquer à un intervenant ou à une association partenaire ?
Vérifiez la pertinence de son expérience, la clarté de son rôle, ses méthodes, les intérêts éventuels et sa capacité à respecter tous les publics. Formalisez les responsabilités, la validation des messages, l'usage des images et les conditions permettant de mettre fin au partenariat.
Peut-on employer un slogan sur la paix ou la fraternité ?
Oui, si le slogan ne déforme pas l'intitulé de l'observance et ne simule pas une citation officielle. Il doit rester distinct du nom de la journée, correspondre à l'action proposée et éviter les injonctions culpabilisantes ou les promesses disproportionnées.