Protection de l'éducation contre les attaques : le 9 septembre

La Journée internationale pour la protection de l'éducation contre les attaques est observée chaque 9 septembre. Proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2020, elle défend la continuité et la sécurité de l'éducation dans les conflits et les situations d'urgence. Elle appelle les Etats et les parties aux conflits à protéger les élèves, le personnel éducatif, les écoles et les universités.

Calendrier

Dates de Journée internationale pour la protection de l'éducation contre les attaques

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Une date fixe

L'observance revient chaque 9 septembre, sans calcul lié au jour de la semaine. Ce repère international facilite la préparation d'activités pédagogiques, de conférences et de campagnes de sensibilisation coordonnées.

Un droit à protéger

La journée rappelle que l'éducation doit rester accessible et sûre pendant les conflits et les situations d'urgence. Elle concerne les élèves, les étudiants, les enseignants, les personnels éducatifs et les établissements.

Des écoles à caractère civil

Les écoles et les universités sont généralement des biens civils au regard du droit international humanitaire. Leur protection exige prévention, respect des règles applicables, limitation de leur utilisation militaire et réponses adaptées aux violations.

Une mobilisation sobre

L'observance repose sur l'information, l'éducation aux droits, le plaidoyer et la présentation de solutions. Les activités doivent éviter les images choquantes, protéger la dignité des personnes et tenir compte de l'âge du public.

Des responsabilités durables

Le 9 septembre concentre l'attention, mais les obligations et les besoins ne s'arrêtent pas à cette date. Prévention, documentation, soutien psychosocial, continuité pédagogique, reconstruction et accès à la justice s'inscrivent dans la durée.

La date est fixée au 9 septembre

La Journée internationale pour la protection de l'éducation contre les attaques a lieu chaque 9 septembre. Sa date est fixe: elle ne dépend ni d'un jour de la semaine, ni d'un calcul mobile. Cette règle simple permet aux écoles, aux associations, aux institutions et aux médias de préparer leurs actions autour du même repère calendaire.

Le repère essentiel: le 9 septembre est une journée internationale de sensibilisation. Ce n'est ni une fête scolaire, ni un jour férié, ni une journée de fermeture des établissements. Son objet est de défendre la sécurité et la continuité de l'éducation lorsque des violences ou des conflits menacent le droit d'apprendre.

Cette observance ne doit pas être confondue avec la Journée internationale de l'éducation, qui traite plus largement du rôle de l'éducation dans la paix et le développement. Elle se distingue aussi des campagnes nationales contre le harcèlement scolaire: son champ central concerne les attaques contre l'éducation, particulièrement dans les conflits armés et les situations d'insécurité.

Pour retenir sa place dans le calendrier, trois éléments suffisent:

  • Date: 9 septembre.
  • Récurrence: annuelle et à date fixe.
  • Portée: internationale.
  • Nature: sensibilisation, mobilisation et plaidoyer.
  • Thème permanent: protection de l'éducation contre les attaques.

Le calendrier ne constitue toutefois qu'une porte d'entrée. Le 9 septembre sert surtout à rendre visible une obligation durable: les élèves et les professionnels de l'éducation doivent pouvoir apprendre et travailler en sécurité, avant, pendant et après une crise.

Comment cette journée est-elle observée?

Elle est observée par l'information, le plaidoyer, l'éducation aux droits et la mise en valeur de solutions concrètes. Il n'existe pas de rituel universel imposé. Les pratiques varient selon les pays, les institutions et le niveau d'exposition aux conflits.

Les formes de mobilisation les plus cohérentes comprennent:

  • présenter le droit à l'éducation et les obligations qui lui sont associées;
  • expliquer ce qui constitue une attaque contre l'éducation;
  • organiser une discussion adaptée à l'âge des participants;
  • diffuser des ressources vérifiées sans images choquantes;
  • donner la parole aux professionnels de l'éducation et aux spécialistes de la protection;
  • mettre en avant la continuité pédagogique en situation d'urgence;
  • rappeler que les établissements civils doivent conserver leur caractère protecteur;
  • soutenir les initiatives qui documentent les violations et accompagnent les communautés.

Une école peut proposer un atelier sur les droits de l'enfant, une bibliothèque peut préparer une sélection documentaire, tandis qu'une université peut accueillir une conférence sur le droit international humanitaire. La Journée internationale de l'accès universel à l'information prolonge utilement la réflexion sur l'accès à des données fiables et compréhensibles.

Une célébration sans festivité: le mot « célébrer » signifie ici observer et faire connaître une cause. Le ton approprié est sobre, pédagogique et tourné vers les solutions. Une minute de réflexion, une exposition de ressources ou un échange guidé conviennent mieux qu'une animation légère sans contexte.

Les messages peuvent associer protection physique, soutien psychosocial, inclusion, reconstruction et reprise des apprentissages. Ils doivent éviter d'exposer des enfants, de simplifier un conflit ou de transformer la souffrance en spectacle.

Pourquoi cette journée a-t-elle été créée?

Elle a été créée pour attirer l'attention internationale sur les conséquences des attaques visant l'éducation et appeler à une action coordonnée. L'Assemblée générale des Nations Unies l'a proclamée par la résolution 74/275, adoptée le 28 mai 2020. La résolution reconnaît le rôle moteur du Qatar et indique qu'elle a été coparrainée par 62 Etats.

2015

La Déclaration sur la sécurité dans les écoles est ouverte à l'approbation des Etats. Cet engagement politique vise notamment à renforcer la protection de l'éducation pendant les conflits armés.

2020

L'Assemblée générale des Nations Unies proclame le 9 septembre Journée internationale pour la protection de l'éducation contre les attaques.

Depuis

L'observance offre chaque année un cadre commun pour rappeler les responsabilités, présenter les atteintes documentées et promouvoir des mesures de prévention et de réparation.

Sa signification tient à une distinction importante. Une attaque ne prive pas seulement un élève d'un cours pendant quelques heures. Elle peut interrompre une scolarité, disperser une communauté, fragiliser le recrutement des enseignants et rendre le retour en classe difficile pendant longtemps. La protection de l'éducation rejoint ainsi la défense générale des libertés portée par la Journée des droits de l'homme.

Cette histoire institutionnelle est également liée au développement d'engagements spécifiques sur les écoles et les universités. La journée ne crée pas, à elle seule, toutes les règles applicables. Elle donne de la visibilité à des normes existantes, aux engagements politiques et aux actions de terrain.

Que signifie « attaque contre l'éducation »?

L'expression désigne des actes de violence ou des menaces visant les élèves, le personnel éducatif, les établissements ou le fonctionnement de l'éducation. Elle ne se limite donc pas à la destruction visible d'un bâtiment.

Selon le contexte, cette notion peut couvrir:

  1. les attaques contre des écoles ou des universités;
  2. les violences visant des élèves sur le chemin de l'école ou dans un établissement;
  3. les meurtres, blessures, enlèvements ou menaces visant des enseignants et d'autres personnels;
  4. le recrutement ou l'utilisation d'enfants par des forces ou groupes armés;
  5. les violences sexuelles liées à l'accès à l'éducation;
  6. l'utilisation militaire d'établissements éducatifs, qui peut augmenter les risques pesant sur eux;
  7. les mesures coercitives destinées à empêcher certains groupes d'étudier;
  8. les dommages qui provoquent une fermeture durable ou rendent les locaux dangereux.

Les situations touchant les mineurs recoupent les enjeux de la Journée internationale contre l'utilisation d'enfants soldats et de la Journée mondiale contre le travail des enfants. Les notions ne sont pourtant pas interchangeables: chacune possède son propre objet et ses propres réponses.

Point de vigilance: toute fermeture d'école n'est pas automatiquement une attaque. Une catastrophe naturelle, une crise sanitaire ou une décision administrative peut aussi interrompre les cours. La qualification dépend de la nature des faits, de leur contexte et des règles applicables.

La protection concerne l'ensemble de la communauté éducative: enfants, étudiants, enseignants, directions, personnels de soutien et familles. Elle vise aussi la possibilité de poursuivre les apprentissages sans discrimination, y compris pour les filles, les enfants handicapés, les personnes déplacées et les réfugiés.

Quels droits et quelles protections sont en jeu?

Le premier droit concerné est le droit à l'éducation, auquel s'ajoutent la protection de la vie, de l'intégrité, de la dignité et de la non-discrimination. Dans les conflits armés, le droit international humanitaire encadre la conduite des hostilités. Les écoles et les universités sont généralement des biens civils, sauf si elles deviennent des objectifs militaires selon les critères juridiques applicables.

Une politique de protection cohérente associe plusieurs niveaux:

  • prévenir: analyser les risques et sécuriser les trajets et les locaux;
  • respecter: préserver le caractère civil des établissements;
  • réagir: disposer de protocoles d'alerte, d'évacuation et de regroupement;
  • documenter: recueillir les faits avec rigueur et protéger les témoins;
  • accompagner: fournir un soutien éducatif, sanitaire et psychosocial;
  • rétablir: rouvrir des espaces d'apprentissage sûrs dès que possible;
  • rendre justice: enquêter sur les violations présumées selon les mécanismes compétents.

Le droit à la vérité, la conservation des preuves et l'accès des victimes à une information fiable sont approfondis lors de la Journée internationale pour le droit à la vérité concernant les violations des droits humains. La lutte contre l'impunité rejoint aussi les objectifs de la Journée mondiale de la justice internationale.

La Déclaration sur la sécurité dans les écoles complète ce cadre par des engagements politiques. Elle est associée à des lignes directrices destinées à protéger les écoles et les universités contre leur utilisation militaire pendant les conflits armés. Il faut néanmoins distinguer cette déclaration, qui constitue un engagement politique, des traités juridiquement contraignants.

Comment en parler avec des enfants sans les inquiéter?

Il faut partir du droit d'apprendre en sécurité, employer des mots adaptés à l'âge et éviter les récits graphiques. L'objectif n'est pas de présenter toutes les violences, mais de faire comprendre pourquoi une école doit rester un lieu protecteur.

Une activité simple en cinq étapes:

  1. demander ce qui aide chacun à se sentir en sécurité pour apprendre;
  2. identifier les personnes qui protègent la vie scolaire;
  3. présenter le droit à l'éducation avec un exemple concret;
  4. imaginer une « école sûre » à l'aide d'un dessin, d'un plan ou de mots-clés;
  5. terminer par des solutions et rappeler à qui parler en cas d'inquiétude.

Avec de jeunes enfants, les notions de protection, d'entraide et de continuité suffisent. Avec des adolescents, il est possible d'aborder les sources d'information, le déplacement forcé, la discrimination et les principes humanitaires. La Journée internationale de la fille permet notamment d'approfondir les obstacles particuliers qui peuvent affecter l'accès des filles à l'éducation.

Quelques précautions renforcent la qualité de l'échange: annoncer le sujet, autoriser chacun à ne pas prendre la parole, ne pas demander de témoignage personnel, corriger les généralisations sur les pays en conflit et prévoir un adulte référent. Une classe accueillant des enfants ayant vécu une guerre ou un déplacement doit être accompagnée avec une attention particulière.

La mobilisation est-elle la même en France et ailleurs?

Le message est mondial, mais les usages dépendent du contexte local. Dans un pays éloigné d'un conflit armé, l'accent porte souvent sur l'éducation aux droits et la solidarité. Dans une zone directement touchée, les priorités peuvent être la sécurité immédiate, la continuité des cours et la remise en état des services éducatifs.

Comment ça se passe en France ?

  • Des établissements et associations peuvent relayer des ressources sur le droit à l'éducation.
  • Les activités prennent souvent la forme de débats, d'expositions documentaires ou de séances d'éducation civique.
  • Les actions de solidarité internationale permettent d'aborder la situation des élèves déplacés ou réfugiés sans réduire la journée à une collecte.

Comment ça se passe dans le monde ?

  • Des institutions publient des messages de plaidoyer et rappellent les obligations des parties aux conflits.
  • Les acteurs éducatifs et humanitaires présentent des programmes de continuité pédagogique, de reconstruction et de soutien psychosocial.
  • Dans les contextes touchés, les communautés peuvent privilégier les plans de sécurité, les espaces temporaires d'apprentissage et la formation des personnels.

Les Nations Unies, l'UNESCO et l'UNICEF figurent parmi les acteurs institutionnels associés à l'observance. La Coalition mondiale pour la protection de l'éducation contre les attaques, connue par son sigle anglais GCPEA, rassemble des organisations travaillant sur la protection des écoles, des universités, des élèves et du personnel éducatif dans les conflits.

La mobilisation doit toujours laisser une place aux acteurs locaux. Les besoins ne sont pas identiques partout, et une solution utile dans un contexte ne se transpose pas mécaniquement dans un autre. La priorité reste de protéger les personnes, de maintenir l'accès à l'apprentissage et d'éviter que les établissements deviennent des lieux de danger.

Trois blagues sur l'école, à part des informations factuelles:

  • Pourquoi le cahier porte-t-il un casque? Pour protéger ses leçons!
  • Que dit un crayon prudent? Je garde toujours bonne mine!
  • Pourquoi l'école aime les boucliers? Parce qu'elle veut une récré sans pépin!
VIDÉO YOUTUBE

9 septembre 2020, Journée Internationale de la protection de l'éducation contre les attaques

16:9

Chaîne : SaveTheChildren BF · Durée : 1:34

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Les dimensions de la journée

Portée internationale 5/5

L'observance a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies et concerne tous les pays, même si les risques et les formes d'action diffèrent selon les contextes.

Dimension éducative 5/5

Le droit d'apprendre, la sécurité des établissements et la continuité pédagogique constituent le coeur du sujet. Les écoles peuvent l'aborder dans un cadre civique et documentaire adapté.

Sensibilité du sujet 5/5

Les conflits, les violences et leurs conséquences sur les enfants exigent un traitement sobre. Les témoignages, images et activités doivent préserver la dignité et éviter toute exposition inutile.

Facilité d'action locale 4/5

Une classe, une bibliothèque ou une association peut agir avec des moyens simples: atelier sur les droits, sélection de ressources, échange guidé ou présentation d'une école sûre.

Dimension festive 1/5

Cette journée n'appelle pas une fête au sens courant. Elle privilégie la réflexion, le plaidoyer et la solidarité, avec un ton respectueux des communautés directement touchées.

Repères durables sur l'observance

Les caractéristiques essentielles de la Journée internationale pour la protection de l'éducation contre les attaques.
Repère Réponse A retenir
Date 9 septembre Date fixe, observée chaque année
Institution Assemblée générale des Nations Unies Proclamation par la résolution 74/275
Création 2020 Résolution adoptée le 28 mai 2020
Objet Protéger l'éducation contre les attaques Elèves, personnels, écoles et universités sont concernés
Formes d'action Information, plaidoyer et activités éducatives Aucun rituel universel n'est imposé
Statut calendaire Journée internationale de sensibilisation Ce n'est pas un jour férié
Cadres associés Droits humains, droit humanitaire et engagements politiques Les différents instruments ne possèdent pas tous le même statut juridique

Questions fréquentes

Pourquoi le 9 septembre est-il un jour spécial?

Cette date attire l'attention sur la protection des élèves, des enseignants, des écoles et des universités contre les attaques, particulièrement dans les conflits armés et les situations d'urgence.

Qui a créé cette journée internationale?

L'Assemblée générale des Nations Unies l'a proclamée par la résolution 74/275, adoptée le 28 mai 2020. Le texte reconnaît le rôle moteur du Qatar.

Quel est le thème permanent de cette journée?

Son thème central est la protection de l'éducation contre les attaques. Les messages particuliers peuvent varier, mais l'objet permanent reste la sécurité et la continuité de l'apprentissage.

Qu'est-ce qu'une attaque contre l'éducation?

L'expression peut désigner des violences ou menaces visant les élèves, le personnel éducatif, les écoles, les universités ou le fonctionnement de l'éducation. Elle couvre plusieurs types d'actes et doit toujours être comprise dans son contexte.

Comment célébrer cette journée à l'école?

Une école peut organiser un atelier sur le droit à l'éducation, une exposition documentaire, une discussion sur la sécurité des apprentissages ou une activité de conception d'une école sûre.

Comment aborder le sujet avec de jeunes enfants?

Il est préférable de parler du droit d'apprendre en sécurité, des adultes protecteurs et de l'entraide. Les images violentes, les détails graphiques et les témoignages forcés doivent être évités.

Quelle différence avec la Journée internationale de l'éducation?

La Journée internationale de l'éducation célèbre le rôle général de l'éducation dans la paix et le développement. Le 9 septembre cible spécifiquement la protection de l'éducation contre les attaques.

Qu'est-ce que la Déclaration sur la sécurité dans les écoles?

C'est un engagement politique ouvert à l'approbation des Etats en 2015. Il vise à renforcer la protection de l'éducation pendant les conflits armés et s'accompagne de lignes directrices sur l'utilisation militaire des écoles et universités.

Quelle est la Coalition mondiale pour la protection de l'éducation contre les attaques?

La GCPEA est une coalition d'organisations qui travaillent sur les attaques contre les élèves, le personnel éducatif, les écoles et les universités dans les contextes de conflit.

Les écoles sont-elles protégées par le droit international humanitaire?

Les écoles sont généralement des biens civils et bénéficient à ce titre d'une protection contre les attaques. Cette protection peut être affectée si un établissement devient un objectif militaire selon les critères juridiques applicables.

Quels acteurs participent à l'observance?

Des Etats, des organismes des Nations Unies, des établissements éducatifs, des associations, des organisations humanitaires, des chercheurs et des communautés locales peuvent mener des actions adaptées à leur contexte.

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