Abolition de l'esclavage à Saint-Barthélemy

L'abolition de l'esclavage à Saint-Barthélemy est commémorée chaque 9 octobre. Cette journée fériée locale rappelle l'émancipation proclamée en 1847 par le royaume de Suède, qui administrait alors l'île. Elle rend hommage aux personnes réduites en esclavage et inscrit leur histoire dans la mémoire publique. Sa date diffère de celles retenues dans les autres territoires français, car chaque calendrier commémoratif se rapporte à une histoire locale particulière.

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Une date fixe

La commémoration revient chaque 9 octobre. Sa date ne dépend ni d'un jour de semaine ni d'un calcul mobile. Elle se rapporte directement à l'abolition proclamée à Saint-Barthélemy le 9 octobre 1847.

Une abolition sous souveraineté suédoise

Saint-Barthélemy était administrée par le royaume de Suède lors de l'émancipation. Cette situation distingue son histoire de celle des colonies françaises concernées par le décret d'abolition de 1848.

Un jour férié territorial

Le 9 octobre est férié à Saint-Barthélemy, mais pas dans toute la France. Ce statut local traduit la place particulière de l'événement dans l'histoire et la mémoire de la collectivité.

Une journée de mémoire

La journée rend hommage aux personnes réduites en esclavage. Elle invite à transmettre leur histoire, à étudier les résistances et à mesurer les conséquences sociales durables du système esclavagiste.

Un calendrier pluriel

Les dates commémoratives diffèrent entre Saint-Barthélemy, la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Mayotte et La Réunion. Chacune correspond à une chronologie territoriale et à un cadre juridique propres.

Réponse immédiate : à Saint-Barthélemy, l'abolition de l'esclavage est commémorée le 9 octobre. Cette date fixe est un jour férié dans la collectivité. Elle renvoie au 9 octobre 1847, lorsque l'émancipation fut proclamée sous l'autorité du royaume de Suède, alors puissance administrant l'île.

Le 9 octobre n'est donc ni une fête mobile ni une date calculée à partir d'un autre événement. Il revient au même quantième du calendrier et porte une double fonction : rappeler la fin juridique de l'esclavage à Saint-Barthélemy et honorer la mémoire des personnes qui l'ont subi.

La commémoration a lieu chaque 9 octobre

La règle calendaire est simple : la commémoration revient chaque 9 octobre, sans changement lié au jour de la semaine. Son statut férié est territorial. Il concerne Saint-Barthélemy et ne transforme pas cette date en jour férié sur l'ensemble du territoire français.

Cette précision évite trois confusions fréquentes :

  • le 9 octobre est la date propre à Saint-Barthélemy ;
  • il ne remplace pas les autres dates mémorielles observées ailleurs ;
  • son caractère férié s'applique localement, selon le droit en vigueur dans la collectivité ;
  • la commémoration actuelle se rapporte à un événement historique de 1847 ;
  • elle ne doit pas être confondue avec une célébration festive de l'époque coloniale.

Le calendrier français de la mémoire de l'esclavage comporte plusieurs repères. La date de Saint-Barthélemy voisine ainsi avec les commémorations de l'abolition en Guadeloupe et à Saint-Martin, de l'abolition en Martinique et de l'abolition en Guyane. Ces différences ne sont pas des incohérences : elles reflètent des chronologies et des décisions propres à chaque territoire.

Repères calendaires essentiels

  1. Date annuelle : 9 octobre.
  2. Récurrence : date fixe du calendrier.
  3. Portée : jour férié à Saint-Barthélemy.
  4. Référence historique : proclamation de l'émancipation en 1847.
  5. Objet : mémoire de l'abolition et hommage aux victimes de l'esclavage.

Pourquoi les dates d'abolition diffèrent-elles selon les territoires ?

Les dates varient parce que l'abolition n'a pas été appliquée partout au même moment ni par la même autorité. Saint-Barthélemy se trouvait sous souveraineté suédoise en 1847, tandis que la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane relevaient de la France lors de l'abolition de 1848. La Réunion possède encore une autre date mémorielle, connue à travers la Fèt Kaf et l'abolition à La Réunion.

Une date locale peut correspondre à une proclamation, à l'entrée en application d'une décision ou à un moment retenu par le droit commémoratif. Il faut donc distinguer la décision juridique générale, son application dans un territoire et la date aujourd'hui inscrite dans le calendrier public.

À l'échelle internationale, les calendriers répondent à d'autres histoires encore. La traite transatlantique, les abolitions nationales et les formes contemporaines d'exploitation ne sont pas réunies sous une seule date universelle. La commémoration internationale des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique porte principalement sur la mémoire des victimes. La Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage attire aussi l'attention sur la persistance de formes d'asservissement.

Comment ça se passe en France ?

  • Plusieurs territoires ultramarins disposent de leur propre date commémorative.
  • Le caractère férié de certaines dates est limité au territoire concerné.
  • Les cérémonies publiques associent mémoire des victimes, histoire locale et transmission.
  • Le calendrier distingue les abolitions territoriales des journées internationales.

Comment ça se passe dans le monde ?

  • Les abolitions se sont produites à des périodes très différentes selon les Etats et les empires.
  • Une interdiction de la traite ne signifie pas nécessairement une abolition simultanée de l'esclavage.
  • Les journées internationales peuvent commémorer les victimes ou dénoncer les formes contemporaines d'exploitation.
  • Les musées, archives, monuments et cérémonies constituent des supports courants de transmission.

Que s'est-il passé à Saint-Barthélemy en 1847 ?

Le 9 octobre 1847 marque l'abolition définitive de l'esclavage dans l'île sous administration suédoise. Le royaume de Suède possédait Saint-Barthélemy depuis la fin du XVIIIe siècle. La décision d'émancipation intervint donc dans un cadre politique distinct de celui de l'abolition française de 1848.

La rupture juridique est fondamentale : des personnes jusque-là considérées par le système esclavagiste comme la propriété d'autrui devenaient libres en droit. Toutefois, une abolition légale ne supprimait pas instantanément les inégalités sociales, économiques et raciales produites par plusieurs générations d'esclavage. Comprendre 1847 demande ainsi d'observer à la fois l'acte d'émancipation et les conditions de vie après celle-ci.

Quatre repères permettent de situer l'événement :

  • 1648 : début de la colonisation française de Saint-Barthélemy, dans un espace caribéen déjà structuré par les rivalités coloniales ;
  • fin du XVIIIe siècle : passage de l'île sous souveraineté suédoise ;
  • 1847 : abolition de l'esclavage sous l'autorité suédoise ;
  • 1878 : retour de Saint-Barthélemy à la France.

Cette chronologie explique pourquoi attribuer directement l'abolition locale au décret français de 1848 serait inexact. Celui-ci demeure central pour les colonies françaises de l'époque, mais Saint-Barthélemy suivait alors une trajectoire institutionnelle différente.

Une distinction indispensable : abolir la traite consiste à interdire le commerce des personnes réduites en esclavage. Abolir l'esclavage met fin au statut juridique permettant de posséder une personne. Les deux décisions peuvent être séparées dans le temps.

Pourquoi la Suède est-elle au coeur de cette histoire ?

La Suède est au coeur de l'événement parce qu'elle exerçait sa souveraineté sur Saint-Barthélemy au moment de l'émancipation. La présence de ce royaume dans les Caraïbes est moins connue que celle des grands empires coloniaux français, britannique, espagnol ou néerlandais, mais elle appartient pleinement à l'histoire de l'île.

Le port de Gustavia, nommé en référence au roi Gustave III, occupait une place importante dans cette période suédoise. Le régime colonial encadrait une société où vivaient des personnes libres et des personnes asservies. Une réglementation esclavagiste fut notamment établie à la fin du XVIIIe siècle. La décision de 1847 mit fin au statut servile, sans effacer les traces laissées dans les familles, les rapports sociaux, les archives et la mémoire collective.

Il serait trompeur de présenter cette abolition comme un geste isolé, sans contexte. Les mouvements abolitionnistes, les résistances des personnes asservies, les transformations économiques et les débats politiques ont contribué, à travers le monde atlantique, au recul du système esclavagiste. La chronologie locale doit néanmoins rester précise : à Saint-Barthélemy, l'autorité décisionnaire était suédoise.

Cette singularité distingue aussi le 9 octobre de la commémoration nationale du 8 mai ou de l'Armistice du 11 novembre. Ces deux jours sont fériés à l'échelle nationale, tandis que la journée consacrée à l'abolition à Saint-Barthélemy répond à une histoire et à une portée territoriales.

Que signifie cette journée aujourd'hui ?

Le 9 octobre est d'abord une journée de mémoire, de reconnaissance et de transmission. Il rappelle que l'esclavage fut un système juridique, économique et social fondé sur la privation de liberté et la déshumanisation. La commémoration replace les personnes asservies au centre du récit, au lieu de réduire l'histoire à la seule décision des autorités qui ont prononcé l'abolition.

Ses principaux usages mémoriels peuvent comprendre :

  • rendre hommage aux femmes, aux hommes et aux enfants victimes de l'esclavage ;
  • expliquer l'histoire coloniale particulière de Saint-Barthélemy ;
  • faire connaître les résistances, les parcours individuels et les liens familiaux ;
  • travailler à partir des archives sans confondre absence de document et absence d'histoire ;
  • transmettre aux jeunes générations un vocabulaire historique précis ;
  • relier la mémoire locale à l'histoire caribéenne et atlantique ;
  • réfléchir aux héritages durables de l'esclavage et du racisme.

Une cérémonie n'épuise pas ce travail. Les recherches historiques, la conservation des registres, la collecte de mémoires familiales et la médiation culturelle permettent de compléter les récits. Cette démarche rejoint plus largement la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, qui insiste elle aussi sur la transmission historique.

Comment aborder cette commémoration avec justesse ?

Une approche juste commence par les faits et par le respect des victimes. Il convient d'employer les mots esclavage, personnes asservies, traite et abolition selon leur sens exact. Le terme « esclave » décrit un statut imposé, non l'identité complète d'une personne. La formule « personne réduite en esclavage » permet de rappeler ce mécanisme de contrainte.

Pour préparer un cours, une visite ou un temps de mémoire, on peut suivre cinq étapes :

  1. situer Saint-Barthélemy dans la Caraïbe et rappeler sa période suédoise ;
  2. présenter le système esclavagiste sans détails sensationnalistes ;
  3. distinguer traite, esclavage, affranchissement individuel et abolition générale ;
  4. expliquer pourquoi la date locale est le 9 octobre ;
  5. terminer par les noms, les parcours, les archives et les héritages plutôt que par la seule décision officielle.

Avec des enfants, les explications doivent rester adaptées à l'âge sans masquer l'injustice. Une carte, une frise simple, un registre ancien expliqué par un adulte ou un symbole de liberté peuvent servir de point d'entrée. Les activités festives déconnectées du sujet, les déguisements et les reconstitutions de violence sont à éviter.

Trois erreurs à éviter

  • présenter 1848 comme la date de l'abolition à Saint-Barthélemy ;
  • confondre la fin juridique de l'esclavage avec la disparition immédiate de ses conséquences ;
  • raconter uniquement l'action des gouvernants en rendant invisibles les personnes asservies et leurs résistances.

Quelles confusions historiques faut-il corriger ?

La première confusion consiste à chercher une date mondiale unique. Il n'en existe pas : les abolitions ont suivi des calendriers différents. La deuxième est de croire que le premier Etat ayant adopté une mesure abolitionniste aurait immédiatement supprimé toutes les formes d'esclavage dans tous les territoires sous son contrôle. Les interdictions ont souvent été progressives, partielles ou séparées entre traite et esclavage.

La question « quel pays a aboli l'esclavage en premier ? » exige donc de définir le périmètre : traite ou esclavage, abolition partielle ou générale, territoire métropolitain ou colonies, loi adoptée ou réellement appliquée. Sans ces critères, une réponse réduite à un nom de pays devient trompeuse.

La référence à 1962 rencontrée dans certaines recherches ne concerne pas Saint-Barthélemy. Elle renvoie généralement à l'abolition légale de l'esclavage en Arabie saoudite. Ce repère illustre l'écart considérable entre les calendriers nationaux, mais il n'explique ni la date locale du 9 octobre ni l'histoire suédoise de l'île.

Enfin, commémorer ne signifie pas célébrer l'esclavage. La journée célèbre la liberté retrouvée tout en observant une mémoire respectueuse des victimes. Sa fonction rejoint celle d'autres journées consacrées aux droits et à la dignité, notamment la Journée des droits de l'homme.

Trois sourires autour du calendrier

  • Le calendrier connaît la date par coeur : le 9 octobre, toujours fidèle au poste.
  • Pourquoi l'historien apporte-t-il une boussole ? Pour ne jamais perdre le sens de l'histoire.
  • Une archive bien rangée, c'est un passé qui retrouve enfin son adresse.

Le repère à retenir reste clair : 9 octobre, Saint-Barthélemy, abolition proclamée en 1847 sous souveraineté suédoise. Les cérémonies et travaux de mémoire donnent à cette date sa portée humaine en faisant connaître les personnes, les parcours et les héritages que la seule mention d'un acte juridique ne peut résumer.

VIDÉO YOUTUBE

L' abolition de l'esclavage dans les colonies françaises du 27 avril 1848 avec Frédéric Régent

16:9

Chaîne : CM98 · Durée : 36:09

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Les dimensions essentielles de la commémoration

Portée mémorielle 5/5

La journée place au premier plan l'hommage aux victimes, la reconnaissance des personnes asservies et la transmission de leur histoire dans la mémoire collective de Saint-Barthélemy.

Ancrage historique local 5/5

La date se comprend par la trajectoire singulière de l'île, administrée par la Suède lors de l'abolition puis redevenue française plusieurs décennies après l'émancipation.

Importance calendaire 5/5

Le 9 octobre est une date fixe et un jour férié territorial. Ce statut en fait un repère public durable, même si son application ne s'étend pas à toute la France.

Dimension cérémonielle 4/5

Les hommages publics donnent une visibilité collective au passé esclavagiste. Leur forme peut évoluer, tandis que le recueillement, l'histoire locale et la transmission demeurent centraux.

Dimension festive 1/5

Il s'agit avant tout d'une commémoration. La liberté peut être honorée, mais le respect des victimes exclut de traiter cette journée comme une fête ordinaire détachée de son histoire.

Les repères durables du 9 octobre à Saint-Barthélemy

Synthèse de la date, du cadre historique et de la portée de la commémoration.
Repère Réponse Pourquoi c'est important
Date 9 octobre Date fixe correspondant à l'abolition locale de 1847
Statut Jour férié territorial Le repos férié concerne Saint-Barthélemy
Autorité historique Royaume de Suède L'île était sous souveraineté suédoise lors de l'émancipation
Objet Abolition et mémoire des victimes La journée associe histoire, hommage et transmission
Différence avec 1848 Chronologie distincte Saint-Barthélemy n'était pas française lors du décret français
Récurrence Annuelle et fixe Le quantième ne change pas selon le jour de la semaine
Portée géographique Locale Le 9 octobre n'est pas férié dans toute la France

Questions fréquentes

Quand l'esclavage a-t-il été aboli à Saint-Barthélemy ?

L'abolition a été proclamée le 9 octobre 1847. Saint-Barthélemy était alors sous souveraineté suédoise, ce qui explique que sa chronologie diffère de celle des colonies françaises abolissant l'esclavage en 1848.

Quelle est la date annuelle de la commémoration ?

La commémoration a lieu chaque 9 octobre. C'est une date fixe : elle ne dépend pas du jour de la semaine et ne se calcule pas à partir d'une autre fête.

Le 9 octobre est-il férié à Saint-Barthélemy ?

Oui. Le 9 octobre est un jour férié à Saint-Barthélemy en mémoire de l'abolition de l'esclavage. Ce caractère férié est territorial et ne s'applique pas à toute la France.

Qui a aboli l'esclavage à Saint-Barthélemy ?

L'abolition de 1847 fut décidée sous l'autorité du royaume de Suède, qui administrait alors l'île. Il ne s'agit donc pas d'une application du décret français de 1848.

Pourquoi Saint-Barthélemy appartenait-elle à la Suède ?

La France céda l'île à la Suède à la fin du XVIIIe siècle. Saint-Barthélemy resta sous souveraineté suédoise jusqu'à sa rétrocession à la France, devenue effective en 1878.

Pourquoi l'abolition locale ne date-t-elle pas de 1848 ?

En 1848, Saint-Barthélemy ne relevait pas de la souveraineté française. Son abolition avait déjà été proclamée en 1847 par l'autorité suédoise, selon une chronologie institutionnelle propre.

Pourquoi les Antilles n'ont-elles pas toutes la même date commémorative ?

Les territoires n'étaient pas soumis aux mêmes autorités et les décisions n'y furent pas appliquées au même moment. Les calendriers actuels retiennent donc plusieurs dates liées aux histoires locales.

Quelle différence existe entre abolition de la traite et abolition de l'esclavage ?

L'abolition de la traite interdit le commerce de personnes réduites en esclavage. L'abolition de l'esclavage met fin au statut juridique permettant de posséder une personne. Ces mesures n'ont pas toujours été simultanées.

Que commémore-t-on exactement le 9 octobre ?

La journée rappelle la fin juridique de l'esclavage à Saint-Barthélemy et rend hommage aux personnes qui en furent victimes. Elle sert aussi à transmettre l'histoire coloniale et ses héritages.

La fin juridique a-t-elle immédiatement supprimé toutes les inégalités ?

Non. L'émancipation a supprimé le statut servile, mais les inégalités économiques, sociales et raciales construites par le système esclavagiste ne pouvaient disparaître au seul jour de la proclamation.

Quel pays a été le premier à abolir l'esclavage ?

La question n'admet pas une réponse simple sans préciser les critères : interdiction de la traite ou de l'esclavage, abolition partielle ou générale, métropole ou colonies, adoption de la loi ou application effective.

Où l'esclavage a-t-il été aboli en 1962 ?

L'année 1962 est notamment associée à l'abolition légale de l'esclavage en Arabie saoudite. Ce repère international ne concerne pas l'histoire de Saint-Barthélemy, où l'abolition date de 1847.

Comment expliquer cette commémoration aux enfants ?

Il faut partir d'une carte, de la notion de liberté et d'un vocabulaire adapté à l'âge. On peut expliquer qu'un système injuste privait des personnes de leurs droits, puis montrer pourquoi leur mémoire doit être respectée.

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