Journée internationale de l'épilepsie : date et actions

La Journée internationale de l'épilepsie est une mobilisation mondiale consacrée à l'information sur cette maladie neurologique, à la lutte contre les préjugés et à l'amélioration de la vie des personnes concernées. Elle revient le deuxième lundi de février. Associations, soignants, établissements, familles et citoyens peuvent y participer par des campagnes éducatives, des rencontres, des conférences et des actions symboliques, dont l'illumination de bâtiments en violet.

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Une date mobile mais prévisible

La journée revient le deuxième lundi de février. Il faut donc appliquer une règle de calendrier plutôt que mémoriser un numéro de jour. Les activités locales peuvent être programmées autour de cette date sans en changer le principe.

Un cadre mondial, des formats locaux

Le message commun concerne l'information, la lutte contre la stigmatisation et l'amélioration de la vie des personnes épileptiques. Chaque pays ou organisme adapte ensuite les langues, les thèmes, les intervenants et les activités aux besoins locaux.

Des crises qui ne se ressemblent pas toutes

Une crise épileptique ne provoque pas nécessairement des convulsions. Elle peut notamment entraîner une absence, une rupture de contact, des automatismes, une sensation inhabituelle ou une confusion. Le diagnostic et la classification appartiennent au médecin.

Des gestes simples qui protègent

Pendant une crise convulsive, il faut sécuriser l'espace, protéger la tête, chronométrer et rester présent. Il ne faut ni retenir les mouvements ni placer un objet dans la bouche. Certaines situations imposent d'appeler rapidement les secours.

Le violet comme repère visuel

Le violet est largement associé à la sensibilisation à l'épilepsie et peut apparaître sur des rubans, des vêtements ou des monuments illuminés. Ce symbole n'a de portée que s'il accompagne une information fiable et respectueuse.

Réponse rapide : la Journée internationale de l'épilepsie a lieu le deuxième lundi de février. Sa date civile change donc d'une année à l'autre. Cette mobilisation coordonnée à l'échelle internationale sert à mieux faire connaître l'épilepsie, à combattre les idées reçues et à défendre l'accès aux soins, à l'éducation, au travail et à la vie sociale.

Une mobilisation mondiale adaptée à chaque pays

La Journée internationale de l'épilepsie, ou International Epilepsy Day, est observée dans de nombreux pays, mais elle ne prend pas partout la même forme. Le cadre commun porte sur la sensibilisation à l'épilepsie. Les actions concrètes dépendent ensuite des associations, des établissements de santé, des professionnels, des écoles et des réalités sanitaires locales.

En France, les manifestations peuvent comprendre des stands hospitaliers, des rencontres avec des associations, des conférences, des webinaires ou la diffusion de ressources pratiques. Dans d'autres pays, des marches, des campagnes numériques, des programmes scolaires et l'illumination de monuments peuvent compléter ce répertoire. Il ne s'agit ni d'un jour férié ni d'une célébration festive obligatoire.

Comment ça se passe en France ?

  • Des associations de patients et des organisations médicales relaient des informations vérifiées.
  • Des hôpitaux peuvent installer des stands ou proposer des échanges avec des équipes spécialisées.
  • Les sujets abordés incluent souvent les crises, les traitements, la scolarité, l'emploi et le handicap.
  • Les actions varient selon les villes et les structures, sans programme national identique partout.

Comment ça se passe dans le monde ?

  • Le nom anglais International Epilepsy Day facilite une campagne commune entre les pays.
  • Les messages sont adaptés aux langues, aux systèmes de soins et aux difficultés d'accès au diagnostic.
  • Des bâtiments ou monuments peuvent être éclairés en violet, couleur associée à la sensibilisation.
  • Des témoignages et campagnes publiques cherchent à réduire la stigmatisation dans la vie quotidienne.

Cette diversité distingue la journée d'une campagne strictement uniforme. Elle rejoint néanmoins d'autres mobilisations qui rendent visibles des réalités parfois mal comprises, comme la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, la sensibilisation au bégaiement et la Journée mondiale de la trisomie 21.

La date suit le deuxième lundi de février

La règle calendaire est stable : la Journée internationale de l'épilepsie se tient chaque deuxième lundi du mois de février. Comme il s'agit d'un lundi mobile, le numéro du jour n'est pas fixe. Pour le retrouver, il suffit d'identifier le premier lundi de février, puis d'ajouter sept jours.

  1. Ouvrir le calendrier du mois de février concerné.
  2. Repérer le premier lundi du mois.
  3. Compter le lundi suivant, qui est le deuxième lundi.
  4. Vérifier séparément les horaires des manifestations locales, car ils peuvent couvrir une autre plage.

Cette journée ne doit pas être confondue avec Purple Day, une autre initiative de sensibilisation à l'épilepsie observée le 26 mars. Les deux mobilisations utilisent fréquemment le violet et poursuivent des objectifs proches, mais leur origine, leur calendrier et leur identité restent distincts. Une « semaine de l'épilepsie » peut aussi désigner une programmation locale étendue autour d'une campagne, sans remplacer la règle internationale du deuxième lundi de février.

Repère utile : le calendrier indique la journée mondiale, tandis que l'organisateur local fixe le lieu, les horaires, le public accueilli et la nature de l'activité. Une conférence organisée quelques jours avant ou après peut donc appartenir à la mobilisation sans modifier sa date officielle.

Quelles activités organiser pour sensibiliser sans désinformer ?

Une action utile transmet des informations simples, indique les conduites de sécurité et donne la parole aux personnes concernées sans les réduire à leur diagnostic. Un établissement scolaire, une entreprise, une association ou un service de santé peut adapter le format à son public et à ses moyens.

  • Installer un point d'information avec des ressources relues par des professionnels compétents.
  • Organiser une courte intervention sur ce qu'est une crise épileptique et sur la diversité des manifestations.
  • Présenter les bons réflexes face à une crise convulsive et les situations imposant d'appeler les secours.
  • Inviter une association ou un professionnel de santé pour répondre aux questions.
  • Prévoir un témoignage volontaire, préparé et respectueux de la vie privée.
  • Proposer un quiz qui corrige les mythes plutôt qu'un jeu simulant une crise.
  • Éclairer un bâtiment en violet si les autorisations et les moyens techniques le permettent.
  • Diffuser des informations sur les aménagements possibles à l'école ou au travail.

Il faut éviter les mises en scène de crise, les défis physiques, les conseils médicaux individualisés donnés sans qualification et les images anxiogènes. Une campagne n'a pas vocation à diagnostiquer. Elle peut orienter vers un médecin ou vers les secours lorsque la situation l'exige.

Le thème de l'accès aux soins peut être rapproché de la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle. La sécurité et la qualité de l'accompagnement rejoignent aussi les enjeux de la Journée mondiale de la sécurité des patients.

L'épilepsie est une maladie neurologique aux formes diverses

L'épilepsie est une maladie neurologique caractérisée par une prédisposition durable à produire des crises épileptiques. Une crise résulte d'une activité électrique anormale et transitoire dans le cerveau. Elle ne se manifeste pas toujours par une chute et des convulsions : selon la zone cérébrale impliquée, elle peut provoquer une absence, une rupture de contact, des mouvements involontaires, des sensations inhabituelles ou une confusion passagère.

Une crise isolée ne suffit donc pas automatiquement à conclure à une épilepsie. Le diagnostic relève d'un médecin et s'appuie sur le récit des faits, l'examen clinique et, selon le cas, des examens comme l'électroencéphalogramme ou l'imagerie. Les causes, l'évolution et la réponse au traitement varient fortement d'une personne à l'autre.

Quatre distinctions à retenir

  • Crise et maladie : un événement unique et une affection chronique ne sont pas synonymes.
  • Crise focale et crise généralisée : les manifestations dépendent des réseaux cérébraux concernés.
  • Traitement et guérison : le contrôle des crises sous traitement ne permet pas de modifier seul une prescription.
  • Diagnostic et handicap : les conséquences fonctionnelles diffèrent selon la fréquence des crises, leurs effets et le contexte de vie.

La journée rappelle ainsi qu'une personne épileptique peut étudier, travailler, pratiquer des loisirs et mener une vie sociale. Certaines activités nécessitent toutefois une évaluation médicale ou des précautions adaptées. La sensibilisation aux maladies neurologiques et psychiques partage cet objectif de compréhension avec la Journée mondiale de la santé mentale.

Que faire devant une crise convulsive ?

Devant une crise convulsive, la priorité est de protéger la personne des blessures, de surveiller la durée et de rester auprès d'elle. Il ne faut rien placer dans sa bouche : elle ne peut pas « avaler sa langue », et un objet ou des doigts risquent de provoquer des blessures ou une obstruction.

  1. Rester calme et noter l'heure de début de la crise.
  2. Eloigner les objets dangereux et protéger la tête avec un vêtement plié.
  3. Desserrer ce qui gêne autour du cou, sans immobiliser les mouvements.
  4. Ne rien mettre dans la bouche et ne donner ni boisson, ni nourriture, ni médicament par voie orale pendant la crise.
  5. Après les convulsions, vérifier la respiration et placer la personne sur le côté si cela peut être fait sans danger.
  6. Rester présent pendant la récupération, parler calmement et préserver son intimité.

Les secours doivent notamment être appelés si la crise dure plus de cinq minutes, si plusieurs crises se succèdent sans récupération, si la personne est blessée, enceinte, dans l'eau, respire mal après les convulsions, ou s'il s'agit d'une première crise connue du témoin. Il faut également suivre un éventuel protocole individuel communiqué par la personne ou son entourage.

Le bon réflexe n'est pas de maîtriser la personne, mais de sécuriser l'espace, mesurer la durée, observer la respiration et demander une aide urgente lorsque les critères l'imposent.

La prévention repose autant sur des gestes appris que sur un environnement attentif. Cette approche rejoint l'esprit de la Journée européenne du 112 et des campagnes générales de santé publique.

L'épilepsie peut-elle être reconnue comme un handicap ?

Oui, mais pas automatiquement. En France, une épilepsie peut ouvrir droit à une reconnaissance ou à des aides lorsque ses conséquences entraînent une limitation durable dans la vie scolaire, professionnelle, sociale ou quotidienne. L'analyse porte sur la situation individuelle, pas seulement sur le nom de la maladie.

La fréquence et l'imprévisibilité des crises, les effets indésirables des traitements, la fatigue, les troubles cognitifs associés, les restrictions de conduite ou les risques liés à certains postes peuvent être pris en compte. Selon les besoins, une personne peut se renseigner sur les aménagements scolaires, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ou les dispositifs instruits par la maison départementale des personnes handicapées.

Il n'existe donc pas un « taux d'invalidité de l'épilepsie » identique pour tous. Invalidité, incapacité, reconnaissance du handicap et aptitude professionnelle relèvent de cadres différents. Le médecin, la médecine du travail, l'établissement scolaire et les organismes compétents n'ont pas le même rôle.

Une communication respectueuse

Demandez à la personne ce dont elle a besoin, ne présumez pas de ses limites et gardez confidentielles les informations médicales. Un protocole clair et connu des personnes concernées vaut mieux qu'une interdiction générale. La Journée internationale des personnes handicapées approfondit les enjeux d'accessibilité, de droits et de participation.

Pourquoi le violet est-il associé à l'épilepsie ?

Le violet est devenu une couleur largement utilisée dans les campagnes de sensibilisation à l'épilepsie. On le retrouve sur des rubans, des vêtements, des visuels et des illuminations de bâtiments. La lavande est également citée dans cet univers symbolique en raison de sa couleur, mais il n'existe pas de fleur officielle universelle imposée à tous les organismes et à tous les pays.

La tradition chrétienne a par ailleurs associé plusieurs saints à l'épilepsie au cours de l'histoire, saint Valentin étant souvent cité comme patron des personnes épileptiques. Ce repère appartient à l'histoire religieuse et culturelle. Il ne constitue ni une explication médicale de la maladie ni un élément central de la campagne internationale contemporaine.

Les symboles doivent soutenir un message concret : connaître la diversité des crises, combattre la stigmatisation, écouter les personnes concernées et apprendre les gestes de sécurité. Une couleur attire l'attention, mais l'information correcte lui donne son utilité.

Trois petites blagues sur le cerveau

  • Pourquoi le cerveau prend-il des notes ? Pour ne pas perdre le fil de ses idées !
  • Mon cerveau voulait une pause, il a mis ses pensées en mode avion.
  • Le neurone ponctuel arrive toujours avant que l'idée ne parte !
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Journée internationale de l'Épilepsie // Reportage France 3 Lorraine

16:9

Chaîne : Laurent Koessler · Durée : 6:50

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Les dimensions de la mobilisation

Portée internationale 5/5

La campagne repose sur une identité internationale et peut être relayée dans de nombreux pays. Les modalités restent cependant décentralisées et adaptées aux langues, aux ressources et aux systèmes de santé.

Utilité éducative 5/5

La journée permet d'expliquer la diversité des crises, de corriger des mythes persistants et d'enseigner des gestes de protection immédiatement utiles aux témoins.

Participation du grand public 4/5

Chacun peut relayer une ressource fiable, suivre une formation ou participer à une rencontre. Les actes médicaux et les conseils personnalisés restent réservés aux professionnels compétents.

Dimension symbolique 3/5

Le violet donne une cohérence visuelle aux campagnes et aux illuminations. Il complète la sensibilisation, mais ne remplace ni les informations pratiques ni l'écoute des personnes concernées.

Besoin de précautions 5/5

Les messages portant sur les crises et les traitements doivent être rigoureux. Une activité ne doit jamais simuler une crise, établir un diagnostic ou encourager la modification d'un traitement.

Repères durables sur la Journée internationale de l'épilepsie

Les caractéristiques essentielles à distinguer pour comprendre la mobilisation.
Repère Ce qu'il faut retenir A ne pas confondre
Nature Journée internationale d'information et de sensibilisation Une consultation ou une campagne de dépistage systématique
Récurrence Deuxième lundi de février Une date civile fixe
Sujet Epilepsie, crises, inclusion, soins et lutte contre les préjugés Une seule forme de crise convulsive
Couleur associée Violet, souvent utilisé par les campagnes Une fleur officielle universelle
Actions fréquentes Stands, conférences, webinaires, témoignages et illuminations Un programme obligatoire identique dans tous les pays
Mobilisation distincte International Epilepsy Day Purple Day, observé le 26 mars
Statut en France Journée de sensibilisation, non fériée Une reconnaissance automatique de handicap

Questions fréquentes

L'épilepsie est-elle reconnue comme un handicap ?

Elle peut l'être lorsque ses conséquences entraînent des limitations durables. En France, l'évaluation dépend de la situation individuelle et ne résulte pas automatiquement du seul diagnostic.

Existe-t-il un taux d'invalidité unique pour l'épilepsie ?

Non. Les effets de la maladie varient selon les personnes. Invalidité, incapacité, handicap et aptitude au travail correspondent en outre à des cadres d'évaluation différents.

Que faire face à une crise convulsive ?

Il faut protéger la tête, éloigner les dangers, chronométrer, ne pas retenir les mouvements et ne rien mettre dans la bouche. Après les convulsions, il faut surveiller la respiration et rester présent.

Quand faut-il appeler les secours ?

Il faut notamment les appeler si la crise dépasse cinq minutes, se répète sans récupération, cause une blessure, survient dans l'eau, s'accompagne d'une difficulté respiratoire ou semble être une première crise.

Quelle fleur représente l'épilepsie ?

La lavande est parfois associée à la sensibilisation en raison de sa couleur violette, mais il n'existe pas de fleur officielle universelle imposée à toutes les campagnes.

Comment organiser une activité de sensibilisation ?

Il est possible de proposer un stand, une conférence, un quiz contre les idées reçues, une formation aux bons réflexes ou un témoignage volontaire, avec des contenus relus par des personnes compétentes.

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